Tolérance – La transsexualité n'est pas une maladie mentale

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ToléranceLa transsexualité n'est pas une maladie mentale

LUXEMBOURG - Erik Schneider s'investit pour les gens ayant une autre identité de genre que celle de leur sexe.

Pour Erik Schneider, «nous avons une conception binaire des choses».

Pour Erik Schneider, «nous avons une conception binaire des choses».

L'essentiel

«On voit de plus en plus de gens qui ne s'identifient pas avec le genre qui leur est assigné à la naissance et qui, par la suite, leur est imposé par la société», constate Erik Schneider, de l'organisation Transgender Luxembourg (TGL). Il est psychiatre et psychothérapeute et a été l'un des quatre fondateurs de l'organisation TGL qui aide les gens qui désirent changer leur rôle social de genre.

Les organisations les plus connues au Luxembourg sont Fada's Family, faisant des spectacles, et Rosa Lëtzebuerg, œuvrant dans le domaine de la politique. TGL étudie en outre la problématique au niveau juridique. «Car la loi se base sur les définitions d'homme et de femme tandis que le transsexualisme est perçu comme une maladie mentale. Pour changer son état civil d'homme en femme ou vice versa, les personnes ont besoin d'une attestation médicale qui certifie "leur maladie"», explique Erik Schneider.

«C'est aussi la société qui doit changer»

En médecine aussi le transsexualisme est encore peu connu. «Il n'est pas prouvé que les hormones ou les chromosomes sont à la base du transsexualisme». Pourtant, des bébés sont nés avec les caractéristiques des deux sexes. «Il arrive que ces enfants soient mal orientés. C'est-à-dire que les médecins définissent leur sexe mais les gens découvrent alors qu'ils appartiennent à l'autre genre, voire aux deux».

D'après Erik Schneider, il faut intégrer le sujet dans le programme scolaire dans le cadre des discriminations en général. «Les enfants doivent savoir que cela existe. Puis, la politique joue un rôle très important. Mais, au final, c'est aussi la société qui doit changer. Tout n'est pas noir ou blanc, masculin ou féminin. Dans le monde, il existe beaucoup plus de diversité».

Nora Weis

Plus d'infos sur www.sara.lu

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