Réformes en Grèce – La Troïka est morte, vive le «Groupe de Bruxelles»

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Réformes en GrèceLa Troïka est morte, vive le «Groupe de Bruxelles»

L'équipe de fonctionnaires internationaux avec laquelle la Grèce a entamé mercredi les discussions sur les réformes de Tsipras a été baptisée «Groupe de Bruxelles» par Athènes.

Des techniciens commenceront à travailler à Athènes, dès jeudi, a indiqué le ministre des Finances, Yanis Varoufakis.

Des techniciens commenceront à travailler à Athènes, dès jeudi, a indiqué le ministre des Finances, Yanis Varoufakis.

AFP

Ce nouveau quintet, qui est réuni dans la capitale belge depuis le début de l'après-midi, mercredi, est composé de représentants du gouvernement grec, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du Fonds monétaire international (FMI). Soit une composition très proche de la «troïka» abhorrée, à la différence que le gouvernement d'Alexis Tsipras se présente en membre à part entière de cette équipe dont il souhaite changer l'image associée depuis 2010 aux visites pointilleuses et hautement sécurisées de technocrates venant passer en revue l'action des ministères grecs. Ce qui n'empêche pas que, parmi les participants aux discussions figurent Declan Costello pour la Commission européenne, Klaus Masuch pour la BCE et Rishi Goyal pour le FMI, soit les chefs de mission de l'ancienne «troïka». «La négociation du groupe de Bruxelles, insiste la source grecque, se déroulera au niveau politique et technique à Bruxelles, entre homologues».

Les dirigeants grecs de gauche radicale, contraints à un certain nombre de concessions dans leurs négociations avec les créanciers depuis fin janvier, tentent de rester fermes pour éviter la reprise des missions de fonctionnaires internationaux dans la capitale grecque. Toutefois, «pour des questions précises» et dans le but de «lever toutes les doutes» sur les données grecques, le «Groupe de Bruxelles» pourra «nommer des conseillers techniques» amenés à se rendre à Athènes pour récupérer les informations nécessaires, a précisé cette source gouvernementale grecque. Des techniciens commenceront d'ailleurs à travailler à Athènes, dès jeudi, a indiqué le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, sur la chaîne de télévision Mega.

Des visites mais pas des «invasions»

«En fonction des thèmes abordés et des données nécessaires», ces fonctionnaires feront le déplacement à Athènes, où un «lieu de travail» leur sera réservé dans leur hôtel et où les informations nécessaires leur seront transmises, a précisé le ministre. «Mais vous ne verrez plus ces "invasions" dans les ministères» de la capitale, image à laquelle M. Varoufakis assimile les visites précédentes de la troïka. Les plus hauts représentants des institutions créancières concernées ne viendront plus à Athènes, laissant la place à de simples fonctionnaires a-t-il ajouté.

D'ici le 20 avril, a dit le ministre, le «groupe de Bruxelles» va notamment s'atteler à faire en sorte que la Grèce dispose des liquidités suffisantes pour faire face à ses échéances à court terme, et à évaluer son programmes de réformes. Le ministre s'est dit confiant sur le fait que le projet de loi imminent sur les mesures d'encouragement au paiement des arriérés d'impôt puisse rapporter 6 à 8 milliards d'euros et permettre aux finances de l’État d'atteindre un excédent budgétaire primaire de 1 à 1,5% en 2015.

(L'essentiel/AFP)

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