Politique au Luxembourg – La valse au sein du gouvernement se prépare

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Politique au LuxembourgLa valse au sein du gouvernement se prépare

LUXEMBOURG - Pas moins de trois ministres quitteront leurs fonctions début janvier, pour des raisons diverses. L’exécutif va devoir s’adapter.

Dan Kersch, Pierre Gramegna et Romain Schneider vont quitter le gouvernement.

Dan Kersch, Pierre Gramegna et Romain Schneider vont quitter le gouvernement.

Editpress

Le gouvernement va changer de visage d'ici la rentrée de janvier, lorsque trois ministres feront leurs valises. Pas des moindres puisque le vice-Premier ministre Dan Kersch (LSAP), le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) et celui de l’Agriculture et de la Sécurité sociale Romain Schneider (LSAP) sont partants. Si les rumeurs enflaient depuis quelques jours pour les deux socialistes, sans que le calendrier ne soit connu, l’annonce mardi du départ du libéral a pris tout le monde de court.

«Ce sont des raisons personnelles qui ont poussé Pierre Gramegna à quitter son poste», explique un membre de son parti. Plusieurs députés du DP ont assuré n’avoir appris la nouvelle que mardi matin, juste avant l’annonce officielle. «Seule une poignée de personnes étaient dans la confidence», selon l’un d’eux. Il assure que le départ «ne cache aucun différend politique, aucune divergence de fond ou de personne». Le remplacement n’aurait pas encore été décidé. «Cela prendra encore un peu de temps», lance un élu libéral, soulignant ainsi l’aspect imprévu de l’événement. Interrogé, l’intéressé «ne veut pas donner d’interview pour le moment».

Le gouvernement relativise

Rien à voir avec le LSAP, qui a tout annoncé mardi. Dan Kersch et Romain Schneider seront remplacés poste pour poste par Georges Engel et Claude Haagen. Romain Schneider va quitter la vie politique, tandis que Dan Kersch va rester député. Yves Cruchten, actuel président du parti, deviendra chef de fraction à la Chambre.

«C’est une surprise que les trois départs surviennent au même moment», souffle une source gouvernementale. Celle-ci relève qu’il «s’agit de décisions personnelles, comme cela peut arriver à des employés d’entreprises», tout en relativisant l’impact au niveau politique: «Nous ne savons pas encore comment nous allons nous organiser, mais les projets vont continuer, avec des personnes qui se connaissent».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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