Après les interpellations – La victime de l'agression fasciste est morte

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Après les interpellationsLa victime de l'agression fasciste est morte

Le militant d'extrême gauche, violemment frappé à Paris par un groupe fasciste, est mort. Plusieurs personnes, «dont l'auteur probable» du coup porté, ont été interpellées jeudi.

Selon une source judiciaire, quatre hommes ont été interpellés pour l'agression de Clément Méric. L'auteur présumé du coup mortel serait âgé de 20 ans.

Selon une source judiciaire, quatre hommes ont été interpellés pour l'agression de Clément Méric. L'auteur présumé du coup mortel serait âgé de 20 ans.

AFP

Le jeune militant d'extrême gauche français qui était dans un état désespéré après avoir reçu mercredi soir à Paris un coup lors d'une bagarre avec des skinheads est décédé jeudi, a annoncé une source policière.

Quatre personnes ont été interpellées au total et placées en garde à vue, a ajouté une source policière. De source judiciaire, on a précisé que l'auteur présumé du coup est âgé de 20 ans. Manuel Valls a salué «le travail rapide des enquêteurs du premier district de police judiciaire (NDLR: de la préfecture de police de Paris), de la BRI (brigade de recherche et d'intervention, l'antigang) et de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) sous l'autorité du procureur de la République».

Selon la source policière, les enquêteurs ont «rapidement disposé» de signalements précis et de photos des agresseurs présumés, qui «graviteraient pour certains» autour du «noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires» (JNR), ce qui «reste à affiner dans le temps de la garde à vue» et à «vérifier», a précisé la source. La source judiciaire, pour sa part, a indiqué que deux des gardés à vue «gravitent autour du mouvement d'extrême droite, Troisième voie», dont les JNR, son «bras armé» selon cette source, assurent notamment le service d'ordre.

Les JNR, selon une source proche des services de renseignements, sont une «vingtaine tout au plus», des skinheads pour la plupart, selon cette source. Les policiers disposaient également de témoignages directs, qui ont été «utiles à l'enquête», a dit la source policière. Serge Ayoub, le leader des JNR, groupe skin mis en cause dès mercredi soir par le Parti de gauche dans la bagarre qui a laissé Clément Méric dans un état de mort cérébrale, a démenti jeudi toute implication de son groupe.

(L'essentiel Online/AFP)

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