Schueberfouer – La vie mouvementée des enfants de forains

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SchueberfouerLa vie mouvementée des enfants de forains

LUXEMBOURG - Une quarantaine d'enfants de la Schueberfouer vont à l'académie d'été.

Lili et Maé ne voudraient quitter pour rien au monde la vie de forain.

Lili et Maé ne voudraient quitter pour rien au monde la vie de forain.

L'essentiel

Les enfants de forains ont plusieurs écoles et des copains de classe répartis tout au long de leurs pérégrinations. «C'est bien mais c'est compliqué», estiment Lili, 11 ans, et Maé, 10. «Ça fait plus de copains. Mais parfois tu connais une matière que tes nouveaux camarades n'ont pas encore vue, comme les fractions!», témoigne Lili. «Et d'autres fois tu as du retard».

En ce moment, comme les Luxembourgeois n'ont pas encore repris l'école, une quarantaine d'enfants de forains fréquentent l'académie d'été organisée pour eux par le ministère de l'Éducation nationale. Pendant que leurs parents travaillent à la Schueberfouer, ils vont à la piscine, visitent les remparts et construisent une maquette de la foire avec de la colle, du carton, de la peinture et beaucoup de soin.

La vraie rentrée pour Lili et Maé, ce sera à Épinal. «Ensuite, on ira à Rouen et à Cannes. Et puis, on ne se verra plus pendant six mois», regrettent les deux copines. Car Lili, originaire de Strasbourg, suit sa famille qui possède le manège «Breakdance» et Maé, de Saint-Germain-en-Laye, se déplace avec la sienne qui est propriétaire du stand «Coupe-coupe».

Quand elles ne sont pas en classe, elles apprennent les différents métiers de forain. Aucune ne voudrait quitter le milieu. Quand elle sera grande, Lili aimerait reprendre la suite de ses parents et Maé ouvrir «une confiserie ou une boîte-à-rire». On pourrait les croire lassées des voyages. Mais quand arrivent les vraies vacances, elles partent, en famille, «en Thaïlande, en Chine, à Saint-Martin…».

Séverine Goffin

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