Bande dessinée – Largo Winch aux prises avec des oligarques

Publié

Bande dessinéeLargo Winch aux prises avec des oligarques

C'est en Russie que se déroule la dernière aventure du milliardaire, dont le groupe W affronte de nombreux périls. L'aventure est comme toujours au rendez-vous.

Avec Largo Winch, il y a toujours de l'action!

Avec Largo Winch, il y a toujours de l'action!

Dupuis

Quand Largo Winch arrive quelque part, on ne s'ennuie jamais. Dans le 22e tome de la série, «Les voiles écarlates», le jeune milliardaire, aux prises avec deux oligarques russes, se retrouve du côté de Saint-Pétersbourg. Dans son sillage: des destructions, de la violence, des morts, des complots en tout genre, dans une histoire à rebondissements qui n'a rien à envier à un scénario de James Bond. Un clin d'œil lui est d'ailleurs adressé au détour d'une planche.

Mal en point à la fin du précédent opus «L'Étoile du matin», le patron voit son groupe W accusé d'avoir provoqué un mini-krach boursier pour encaisser près de 100 millions d'euros, mais aussi d'avoir fait exploser l'un de ses bâtiments avant de fuir. Cerné par le FBI d'un côté et des malfrats russes peu commodes de l'autre, Largo Winch n'en mène pas large, d'autant que les titres de propriété de son groupe ont été volés sur une route entre la Suisse et le Liechtenstein.

Un album fidèle à la série

Le monde de la finance est bien reproduit, avec une intrigue autour du trading à haute fréquence et des spéculations à n'en plus finir. Très dynamique, l'aventure ne cesse de rebondir, jusqu'à la dernière page, parfois de manière un peu caricaturale, voire rocambolesque. Le scénariste Éric Giacometti, qui a repris l'œuvre créée par Jean Van Hamme depuis deux albums, a créé de nombreux personnages, quitte à reléguer au second plan les tauliers habituels Simon Ovronnaz, Freddy Kaplan, Silky Song, Miss Pennywinkle et Dwight Cochrane.

Largo Winch, pour sa part, reste fidèle à lui-même. Taciturne et tourmenté, il semble souvent dépassé par le monde dans lequel il baigne et qui ne sera jamais pleinement le sien. Seules ses régulières péripéties semblent l'amuser. Les lecteurs assidus ne seront pas déçus par cet opus, qui reste fidèle à l'esprit de la série.

• «Les voiles écarlates». Éric Giacometti et Philippe Franq. Dupuis, 14,95 euros.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Ton opinion