Le baril commence à reprendre de la hauteur

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Le baril commence à reprendre de la hauteur

Les cours du baril rebondissaient de près de 2 dollars lundi en fin d'échanges européens, à 58 dollars. Principale raison: les tensions au Nigéria, premier producteur africain.

Les menaces autour de la production nigériane font valser les cours de l'or noir à la hausse.

Les menaces autour de la production nigériane font valser les cours de l'or noir à la hausse.

afp

Vers 18h00 à Luxembourg, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet prenait 1,72 dollar par rapport à la clôture de lundi, à 57,70 dollars le baril. À New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin gagnait 1,67 dollar à 58,01 dollars.

"La détérioration de la situation du Nigeria au cours du week-end soutient les prix", ont commenté les analystes de Barclays Capital. Le principal groupe armé du sud pétrolifère du Nigeria, le Mend, a affirmé avoir détruit ce week-end deux oléoducs récemment réparés et menacé d'en saboter d'autres.

Entre 1,7 et 1,8 millions de barils/jour

Aux dégâts liés à l'explosion de ces oléoducs, dont l'étendue reste à préciser, s'ajoutent les nouvelles menaces formulées lundi par le Mend. Dans un communiqué, ses militants ont ordonné le blocage des routes maritimes utilisées par l'industrie du pétrole. Les forces armées nigérianes, qui ont riposté en lançant une importante opération vendredi, ont toutefois appelé les compagnies pétrolières de la région à ignorer ces menaces.

"La production du Nigeria est estimée entre 1,7 et 1,8 million de barils par jour (mbj). La poursuite des violences pourrait la ramener à l'objectif de 1,673 million de barils" fixé par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), remarquaient les analystes de Barclays.

Seuil des 60 dollars dépassé la semaine drnière

Autre facteur positif pour les cours de l'or noir, "des signes d'amélioration de la demande pétrolière dans les marchés émergents d'Asie continuent à se faire jour", ajoutait Barclays. "Sinopec, le plus important raffineur chinois, devrait augmenter sa production à quelque 3,67 millions de barils par jour en mai, contre 3,5 en avril, rapportaient ses analystes.

Les cours du pétrole remontaient ainsi en direction des 60 dollars - un seuil brièvement repassé la semaine dernière pour la première fois en six mois - après avoir fortement chuté vendredi, de plus de 2 dollars. Les gains devraient toutefois être plafonnés par les perspectives très médiocres de demande pour le restant de l'année, estiment des analystes.

lessentiel.lu avec AFP

La semaine dernière, l'AIE, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et l'Agence américaine de l'énergie (EIA) ont révisé à la baisse leurs prévisions de demande pétrolière pour cette année dans leurs rapports mensuels. L'AIE table à présent sur une contraction de 3% (2,6 millions de barils) de la demande, à 83,2 mbj. "Les grands indicateurs d'activité dans les pays développés ne montrent pas de reprise économique, mais que le rythme de la détérioration a ralenti", a ainsi souligné Harry Tchilinguirian, analyste chez BNP Paribas.

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