Monnaie – Le beki ne fait pas encore l'unanimité

Publié

MonnaieLe beki ne fait pas encore l'unanimité

REDANGE-SUR-ATTERT - Lancé le 1er janvier dernier, le beki, monnaie régionale du canton de Beckerich, s'installe.

La patronne de l'épicerie de Redange, Lotty, accepte les bekis. (Photo «L'essentiel»)

La patronne de l'épicerie de Redange, Lotty, accepte les bekis. (Photo «L'essentiel»)

«L'ASBL De Kär, dont il faut faire partie pour utiliser le beki, a 284 membres, dont 48 entreprises, cinq associations et trois communes», compte Max Hilbert, coordinateur. «Sur 200 000 bekis imprimés, 40 000 sont sur le marché». Pour rappel, 1 beki est égal à 1 euro.

Dans l'épicerie de Redange-sur-Attert, la devise a été vite adoptée. «Nous avons de deux à cinq clients par jour qui payent en bekis. D'autres demandent qu'on leur rende la monnaie en bekis ou s'informent sur le fonctionnement», raconte Lotty, patronne de l'épicerie Réidener Spënnchen et présidente de l'union commerciale de Redange-sur-Attert. L'une des clientes, Eva, trouve que «c'est une très bonne idée cette monnaie, même si je ne l'utilise pas encore. Au lieu d'offrir des euros, on peut offrir des bekis. C'est un projet marrant!». Tout le monde n'est pas du même avis. La boulangère de chez Fischer explique que, pour une entreprise nationale, une monnaie régionale n'a pas vraiment de sens. «En privé, je n'utilise pas le beki, déjà qu'on est passé à l'euro! Une monnaie suffit».

Dans le restaurant-café The New Relais Postal, on n'est pas convaincu non plus. «Pour l'instant, on ne peut payer dans aucun dépositaire de boissons avec le beki, Et le change vers l'euro coûte 5%!», explique un employé, Paulus.

Un habitant d'Hostert, Marc, trouve l'idée géniale. «La monnaie a des effets positifs sur l'économie du canton: acheter régional, c'est aussi un signe de solidarité».

(Chloé Murat)

Ton opinion