Le blues des bénévoles des services de secours

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Le blues des bénévoles des services de secours

Pas assez de recrues, pas assez de reconnaissance: les services de secours bénévoles rappellent aux politiques leurs responsabilités.

Mieux vaut ne pas être victime d'un incendie, dans une zone rurale à midi. Parce que les «chances» sont en théorie plus grandes de ne pas être secouru.

Une hérésie dans un pays développé? Non, assure Roland Disiviscour, coordinateur d'un groupe de réflexion sur les services de secours, appelé le Comité des sages: «Nous avons une baisse énorme dans l'engagement des bénévoles. Et entre 10 et 15 h, beaucoup de gens travaillent et ne peuvent pas intervenir». Un réel problème, car les services de secours fonctionnent en grande partie grâce aux bénévoles.

Les chiffres, remis en juin dernier à tous les partis politiques, parlent d'eux-mêmes. En cas d'accident, la disponibilité de la première ambulance va être en moyenne de 85 à 88 %. Cela signifie qu'il n'y a pas assez de bénévoles pour faire partir, dans tous les cas, une équipe. Conclusion: «Il se pourrait bien qu'un matin, l'ambulance ne vienne pas», confirme Roland Disiviscour.

Dans ce contexte, le Comité des sages tient ce matin à rappeler aux politiques de prendre le problème à bras le corps. «Tout le monde est conscient du problème», se félicite le coordinateur. «Mais nous avons besoin de solutions rapides pour les permanences actuelles.

Dans les dix mois de travail que l'on a eus avec tous les intéressés, il y a eu peu de concret». Si l'amélioration du parc de véhicules de secours est désormais assurée pour 2008, il faut surtout revaloriser le bénévolat, selon le comité: «Pour le moment, on n'a rien à donner aux bénévoles, à part l'honneur».

I. Hartmann

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