A l'épreuve – Le bracelet électronique testé au Luxembourg

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À l'épreuveLe bracelet électronique testé au Luxembourg

LUXEMBOURG - La phase test du bracelet prendra fin en 2016. Le nombre de détenus équipés doit augmenter.

Une trentaine de détenus sont équipés de bracelets électroniques.

Une trentaine de détenus sont équipés de bracelets électroniques.

«Certains détenus trouvent le bracelet électronique très structurant. Et pour eux, il permet d’avoir une preuve qu’ils respectent les termes de leur aménagement de peine», confie-t-on à la direction des affaires pénales et judiciaires du ministère de la Justice. À l’heure actuelle, «une trentaine de détenus sont équipés du bracelet électronique. Même si ce chiffre est variable». Il devrait en tout cas augmenter en 2016.

C’est à cette période que la phase test, débutée en 2007, doit s’achever. L’objectif du ministre de la Justice est de contribuer à la promotion de sanctions alternatives. Reste à définir les conditions d’accès au bracelet électronique, les ressources qui seront allouées et à lancer la procédure afin de trouver un fournisseur. Le bracelet se porte 24 h sur 24. «Ce n’est pas le genre d’objet que l’on peut ôter sous la douche. Il ne convient pas à tous. Il peut arriver que des détenus disent "Gardez votre bracelet, je préfère les murs de la prison"».

Actuellement, le bracelet est un «outil d’accompagnement pour les détenus en liberté conditionnelle. Il concerne des prisonniers de courte peine ou en fin de peine qui présentent un faible risque de s’enfuir et qui ont un travail ou une formation en dehors de la prison. Il faut qu’ils aient une occupation qui justifie qu’on les laisse à l’extérieur». Les horaires liés au bracelet sont définis au cas par cas. «Chaque détenu a une heure précise où il doit sortir de chez lui et y retourner». Le dernier argument pour le bracelet est financier. «Une journée de bracelet est moins chère à financer pour l’État qu’une journée de prison».

(Séverine Goffin)

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