Accord européen – Le Brexit validé par les dirigeants européens

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Accord européenLe Brexit validé par les dirigeants européens

L'accord sur le divorce et la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne a été validé dimanche, par les 27 pays membres de l'UE.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a notamment participé au sommet.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a notamment participé au sommet.

Thierry Monasse

Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne ont tourné une page historique, en approuvant dimanche, l'accord de divorce avec le Royaume-Uni, ainsi que la déclaration ébauchant la relation post-Brexit avec ce pays. Le Royaume-Uni est le premier pays à claquer la porte du cercle européen. «Le Conseil européen approuve l'accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord de l'Union européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique», écrivent les 27, dans les conclusions du sommet, ajoutant vouloir instaurer la relation «la plus proche possible» post-Brexit avec Londres.

Cette relation future a fait l'objet d'une «déclaration politique» séparée de l'accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen. Le procès verbal du sommet réaffirme qu'un accord sur la pêche est «une priorité» et qu'il devrait être négocié avec le Royaume-Uni «bien avant la fin de la période de transition» fin décembre 2020. Dans des documents annexes, des assurances sont données à l'Espagne sur le fait qu'elle aura son mot à dire dans les discussions sur la future relation entre l'UE et Gibraltar. Cette question du rocher de Gibraltar, territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne, a menacé l'organisation du sommet jusqu'à la veille de la rencontre.

Le «traité de retrait», négocié dans la douleur pendant 17 mois entre Londres et Bruxelles, doit encore passer l'épreuve de la ratification du Parlement européen et surtout celle du Parlement britannique avant d'entrer en vigueur le 29 mars 2019. L'accord des députés britanniques, qui devront voter en décembre, est loin d'être gagné. «Je ferai campagne corps et âme pour remporter ce vote, pour le bien du Royaume-Uni et de l'ensemble de notre population», a promis Theresa May, dans une lettre ouverte publiée dimanche dans la presse britannique. Voir le Royaume-Uni quitter l'UE «n'est pas un moment de jubilation ni de célébration, c'est un moment triste et c'est une tragédie», a déclaré de son côté le président la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

(L'essentiel/afp)

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