A Mont-Saint-Martin: Le cadavre toujours pas identifié, ses tatouages diffusés

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À Mont-Saint-MartinLe cadavre toujours pas identifié, ses tatouages diffusés

MONT-SAINT-MARTIN – Le corps de femme démembré et décapité n'a pas encore été identifié, a annoncé vendredi le procureur de la République de Nancy, qui a évoqué, parmi les hypothèses, la possibilité d'un meurtre de prostituée du Luxembourg ou de Belgique. Des tatouages ont été diffusés.

par
Yannis Bouaraba
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19.09 Le corps a été découvert derrière un bâtiment désaffecté.

19.09 Le corps a été découvert derrière un bâtiment désaffecté.

Vincent Lescaut

Vincent Lescaut

Vincent Lescaut

Quatre jours après la découverte d'un corps de femme nue, décapité et démembré, le procureur de la République de Nancy, François Pérain, a livré les premiers éléments de l'enquête. La femme, dont l'âge est situé entre 20 et 35 ans, n'a pas encore été identifiée, tout comme la cause de son décès. «L'identification de la victime est notre principal objectif. En l’absence de la tête, un élément essentiel, on ne peut pas déterminer la cause du décès. La victime a pu être blessée mortellement à ce niveau», a précisé le magistrat, assurant qu'elle n'avait pas été dépecée à l'endroit où elle a été retrouvée.

L’autopsie, pratiquée vendredi après-midi, n’a pas révélé aucune trace de blessures, ni de traces de violences sexuelles. Le décès serait intervenu dans les 24 heures avant la découverte du corps. La justice a cependant diffusé les images de deux tatouages de la victime. Le premier, sur l’aine droite, porte la mention «Kiko» entourée d’étoiles. Le second, dans le bas du dos, représente un poignard et une rose. Contrairement à ce qui avait été indiqué, les traces présentes sous sa poitrine ne sont pas les cicatrices d'une pose d'implants mammaires.

Une dizaine d'enquêteurs à temps plein

Parmi les hypothèses avancées, dont un possible féminicide, le procureur de la République de Nancy François Pérain n'a pas exclu celle d'un meurtre de prostituée, mais il s'est refusé de la qualifier de piste principale. «Le corps n'a pas été dissimulé. Tout laisse à penser que le ou les auteurs ont cherché à se débarrasser du corps le plus rapidement possible», a-t-il précisé. «On peut affirmer que c'est une enquête qui s'inscrira dans la durée», a également affirmé le procureur de la République de Nancy.

Cette dernière a été confiée à la police judiciaire de Metz, dont le commissaire Antoine Baudant, qui a précisé que de nombreux moyens étaient engagés. Une dizaine d'enquêteurs sont mobilisés à temps plein pour cette enquête et la police française est en relation avec ses homologues belges et luxembourgeois.

«La diffusion des vidéos nous gêne»

Ce dernier est largement revenu sur la diffusion des images du corps, qui sont selon lui une entrave à l'enquête. «La diffusion de ces images nous gêne, cela nous fait perdre du temps», a-t-il martelé, faisant référence aux nombreux appels reçus par la police, dont les pistes, toutes étudiées, ne s'avèrent jamais sérieuses. «Nous devons toutes les étudier, et cela nous fait perdre du temps. J'ai un message à faire passer: ne regardez pas ses images, détruisez-les», a-t-il conclu.

Pas de lien avec le cadavre de Moyeuvre-Grande

Par ailleurs, le magistrat a tenu à mettre fin aux rumeurs qui circulent depuis quelques jours au sujet d'un supposé tueur en série. Selon François Pérain, l'enquête sur la mort dont le cadavre en décomposition a été retrouvé jeudi dernier dans la forêt de Moyeuvre-Grande mène les enquêteurs vers la thèse d'un suicide. Son décès remonterait au mois de juin et la présence d'animaux sauvages expliquent l'absence de la tête ainsi que l'altération du cadavre.

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