Le café sans fumée, ce n'est pas pour demain

Publié

Le café sans fumée, ce n'est pas pour demain

LUXEMBOURG - Le plan antitabac sera présenté prochainement. Mais l'interdiction de fumer dans les brasseries et cafés au Luxembourg n'est pas pour demain.

L'interdiction de fumer dans les cafés, brasseries ou discothèques ne sera pas appliquée de sitôt. (ap)

L'interdiction de fumer dans les cafés, brasseries ou discothèques ne sera pas appliquée de sitôt. (ap)

Dans son édition du 17 janvier, «Le Jeudi» annonçait que l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics serait pour bientôt. Aujourd'hui, le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, tempère. Il confie à «L'essentiel» que l'interdiction totale de fumer dans les cafés et les discothèques n'est pas pour tout de suite... Mais l'offensive se prépare petit à petit.

«On fait le bilan de la loi en vigueur et avant l'été sera présenté un plan d'action antitabac pour les cinq ans à venir. Avec des propositions concrètes et un échéancier», explique-t-il. Les principaux chantiers sont, effectivement, «l'extension de l'interdiction de fumer aux cafés, brasseries, discothèques, et la hausse du prix du tabac». Une présentation qui sera «l'occasion pour le gouvernement et la Chambre de se positionner».

Pourtant, une chose est sûre: s'il y a «un consensus quant à la dénormalisation du tabac et quant à la liberté des non-fumeurs d'être dans des lieux sans fumée, une divergence subsiste: le calendrier». Le doute plane. Une décision pourrait ne pas être prise avant 2009. «D'autant plus que le but est de dénormaliser le tabac dans un, deux ou trois ans», insiste le ministre.

La position du directeur de la Fondation luxembourgeoise contre le cancer, Marie-Paule Prost-Heinisch, est claire: «On ne doit pas se cacher derrière ce plan. L'un n'empêche pas l'autre», estime-t-elle. «On peut avoir un très bon plan et le laisser dans un tiroir. Moi, ce que je veux, c'est de l'action!». Ce à quoi le ministre répond: «Nous poussons dans le même sens, mais je ne suis pas un dictateur».

A. Marques

Ton opinion