En 2012 – Le cannabis et l'alcool au coeur des interrogations

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En 2012Le cannabis et l'alcool au cœur des interrogations

LUXEMBOURG - Le Centre de prévention des toxicomanies, qui a présenté ce jeudi son bilan pour l'année 2012, a reçu 250 appels concernant la consommation de drogues.

Se procurer des drogues douces serait de plus en plus facile au Luxembourg.

Se procurer des drogues douces serait de plus en plus facile au Luxembourg.

AFP

«Fro No», c'est le nom du service destiné à renseigner les Luxembourgeois sur les effets et la consommation des drogues. En 2012, le Centre de prévention des toxicomanies (CePT), a reçu en tout 250 appels et la majorité des questions portaient sur le cannabis ou l'alcool. Arrivent ensuite les drogues dures comme l'héroïne. À noter que 70% des appels provenaient des professionnels comme les éducateurs ou encore les enseignants. 30% venaient des personnes directement concernées ou de leur entourage.

L'année passée, le CePT s'est également intéressé à la consommation de drogues dans les milieux festifs, comme les concerts ou encore les boîtes de nuit. Sur plus de 44 000 questionnaires distribués, 87% des personnes interrogées ont déclaré avoir consommé de l'alcool dans les deux semaines qui ont précédé. La moitié avait consommé du tabac et 25% du cannabis. La moyenne d'âge était de 23 ans.

«J'ai une bonne douzaine de contacts de dealers»

Ces chiffres se confirment lorsque l'on interroge les jeunes Luxembourgeois. «Une soirée sans herbe ou cannabis est rare», déclarait Peter, 18 ans, dans un article paru en octobre dernier sur L'essentiel Online.

De plus, se procurer des drogues douces serait de plus en plus facile. «J'ai une bonne douzaine de contacts de dealers. Je peux avoir un joint en cinq minutes», racontait Philippe. Si le cannabis reste la drogue la plus consommée au Grand-Duché, les drogues dures comme l'ecstasy ou le LSD ont de plus en plus la cote.

(NS/TH/L'essentiel Online)

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