Le centre de rétention ouvert en 2010

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Le centre de rétention ouvert en 2010

LUXEMBOURG - Jeudi, les députés devraient adopter la loi sur le centre de rétention. La construction pourrait débuter dans la foulée.

Le centre de rétention du Findel sera en quelque sorte l'antithèse de centres comme Sangatte ou Melilla. (afp)

Le centre de rétention du Findel sera en quelque sorte l'antithèse de centres comme Sangatte ou Melilla. (afp)

Selon le Collectif réfugiés Luxembourg, ils sont aujourd'hui une vingtaine de déboutés d'asile en moyenne en attente d'être expulsés vers leur pays d'origine au centre de rétention de Schrassig. «Nous avons fait la moyenne ces dernières années, le nombre de déboutés à l'étage de la prison de Schrassig ne dépasse pas les vingt personnes.

Le collectif s'interroge. Pourquoi construire un centre de rétention avec une capacité quatre fois plus grande alors que le besoin ne se fait pas sentir? A-t-on le projet de le remplir?», s'interroge Serge Kollwelter, le président de l'Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI).

En charge du projet de centre de rétention, Fari Khabirpour admet que la capacité maximale de 87 personnes ne sera probablement jamais atteinte. «Il est toutefois très difficile de constater quoi que ce soit dans un centre de rétention improvisé au sein d'une prison. En attendant la construction du nouveau centre, l'idée est d'éviter au maximum de placer les déboutés à Schrassig», poursuit-il. Psychologue de métier, Fari Khabirpour affirme qu'il a pensé ce centre en se basant sur un «concept humaniste». «Nous voulons que les personnes passant par le centre se sentent le plus libre possible en attendant leur retour». Pa.T

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