France/Grand Est: «Le chantier d'une vie» près du Luxembourg pour… Notre-Dame de Paris

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France/Grand Est«Le chantier d'une vie» près du Luxembourg pour… Notre-Dame de Paris

BRIEY – L'assemblage de la future flèche de Notre-Dame de Paris a franchi, jeudi en Lorraine, une étape clé avec une répétition générale du montage de son socle, près de quatre ans après l'incendie de la cathédrale.

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16.03 L'assemblage de la future flèche de Notre-Dame de Paris a franchi jeudi en Lorraine une étape clé avec une répétition générale du montage de son socle, près de quatre ans après l'incendie de la cathédrale.

16.03 L'assemblage de la future flèche de Notre-Dame de Paris a franchi jeudi en Lorraine une étape clé avec une répétition générale du montage de son socle, près de quatre ans après l'incendie de la cathédrale.

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La flèche, qui mesurera 58 mètres de haut comme son modèle du XIXe siècle, est constituée de cinq parties, dont «le tabouret», son socle sur quatre appuis fabriqué dans du chêne d'exception, qui à lui seul pèse 80 tonnes.

La flèche, qui mesurera 58 mètres de haut comme son modèle du XIXe siècle, est constituée de cinq parties, dont «le tabouret», son socle sur quatre appuis fabriqué dans du chêne d'exception, qui à lui seul pèse 80 tonnes.

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L'assemblage de la future flèche de Notre-Dame de Paris a franchi, jeudi en Lorraine, une étape clé avec une répétition générale du montage de son socle, près de quatre ans après l'incendie de la cathédrale. La flèche, qui mesurera 58 mètres de haut comme son modèle du XIXe siècle, est constituée de cinq parties, dont «le tabouret», son socle sur quatre appuis fabriqué dans du chêne d'exception, qui à lui seul pèse 80 tonnes.

«Depuis quatre mois, on a tracé et validé les plans, puis tracé les épures au sol selon la méthode ancestrale du piquage et du lignage. Et aujourd'hui, l'équipe de levage imbrique ces pièces de bois, extraordinaires de par leurs dimensions, les unes dans les autres», apprécie Patrick Jouenne, responsable des charpentiers.

«C'est le chantier d'une vie», poursuit-il. «Cette reconstruction est un chef d'œuvre». Le tabouret, une fois monté à blanc à Briey (Meurthe-et-Moselle), sera redémonté avant d'être acheminé à Paris pour être réassemblé sur le toit de l'édifice.

Elle culminera à 96 mètres du sol

Nommé par Emmanuel Macron pour piloter la restauration de Notre-Dame, le général Jean-Louis Georgelin se félicite quant à lui de voir que «l'engagement pris en termes de délais sera tenu, avec patience et ténacité. Il en va de la réputation de la France!» «Bientôt on verra dans le ciel de Paris la flèche et son coq», ajoute-t-il. «La livraison du tabouret est prévue pour le 15 avril 2023, quatre ans après l'incendie».

La célèbre flèche, identique à la précédente conçue par l'architecte Viollet-le-Duc et qui s'était effondrée dans l'incendie du 15 avril 2019, «devrait poindre à nouveau dans le ciel de Paris d'ici la fin de l'année», avait indiqué début février l'établissement public maître d'ouvrage du chantier de reconstruction. Elle culminera aussi à 96 mètres du sol, avec les mêmes matériaux d'origine, du chêne pour la structure (500 tonnes) et du plomb pour la couverture et les ornements (250 tonnes).

L'édification de la flèche débutera sur le chantier, dès que les quatre arcs en pierre de taille qui constituent la voûte de la croisée du transept, au cœur de la cathédrale, auront été reconstruits. La réouverture de la cathédrale est prévue fin 2024, selon le ministère de la Culture.

(AFP)

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