Crise en Belgique – Le compromis plaît à certains Flamands

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Crise en BelgiqueLe compromis plaît à certains Flamands

Le parti écologiste flamand Groen! (Verts!) a donné son feu vert mercredi à la poursuite des négociations politiques avec six autres formations sur une réforme des institutions belges.

Wouter Van Besien, président des Verts flamands, a annoncé sa satisfaction sur les propositions effectuées par le conciliateur de la crise en Belgique.

Wouter Van Besien, président des Verts flamands, a annoncé sa satisfaction sur les propositions effectuées par le conciliateur de la crise en Belgique.

AFP

Groen est ainsi le premier des sept partis - quatre néerlandophones et trois francophones - engagées dans d'interminables discussions mettant en jeu l'unité de la Belgique depuis les législatives de juin 2010, à approuver un rapport remis lundi par un conciliateur chargé de dégager un compromis.

Selon le président des Verts flamands, Wouter Van Besien, un accord est possible sur la base de la note de ce conciliateur, le socialiste flamand Johan Vande Lanotte. Les autres partis qui se sont également réunis mardi pour débattre de la suite à donner au travail de M. Vande Lanotte devaient eux aussi réagir mercredi. La réaction la plus attendue, considérée comme décisive par les commentateurs, est celle de la formation la plus radicale, le parti indépendantiste flamand, la N-VA, qui a remporté les élections côté néerlandophone.

Maintien du statut spécial près de Bruxelles

Les deux autres formations néerlandophones impliquées sont les chrétiens-démocrates du CDV et les socialistes du SPA. Les trois francophones sont le PS, EColo et les centristes du CDH. Le contenu de la note n'a pas été rendu public, mais des fuites dans la presse font état d'une percée sur le délicat problème des droits des francophones dans la périphérie de Bruxelles.

Satisfaisant une revendication unanime des Flamands, les francophones vivant en Flandre dans la périphérie de Bruxelles perdraient les privilèges judiciaires et électoraux dont ils bénéficiaient depuis plus de 40 ans. Ils continueraient cependant d'avoir un statut spécial dans six communes adjacentes à la capitale.

À la satisfaction également des Flamands les plus autonomistes, plus du quart (26%) de l'impôt sur le revenu, soit 15 milliards d'euros, jusqu'à présent de compétence fédérale, serait transféré aux régions. Les néerlandophones auraient également obtenu d'autres transferts de compétences, notamment en matière d'emploi, de santé et d'allocations familiales. La région de Bruxelles verrait sa dotation financière améliorée, comme le demandaient les francophones.

(L'essentiel Online/AFP)

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