Au Luxembourg – Le Conseil économique et social s’élargit

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Au LuxembourgLe Conseil économique et social s’élargit

LUXEMBOURG - Voilà bientôt un an que les députés doivent ouvrir le Conseil économique et social aux étrangers.

Le Conseil économique et social se compose de représentants des salariés, des patrons et de l’État.

Le Conseil économique et social se compose de représentants des salariés, des patrons et de l’État.

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Le 21 mars 1966 était créé le Conseil économique et social (CES). À l’époque, les statuts prévoyaient que «les membres effectifs et suppléants ainsi que le secrétaire général et le personnel du secrétariat doivent être de nationalité luxembourgeoise».

Depuis, la société luxembourgeoise a évolué en profondeur. En près de 50 ans, la population résidente est passée de 16,9% de non-Luxembourgeois à 43,8 . Même constat pour le nombre de frontaliers dont la population a été multipliée par 14.

Mercredi, la commission des institutions s’est réunie pour mettre un point final à l’ouverture du Conseil économique et social aux non-Luxembourgeois. Et surtout pour retirer l’amendement de la précédente commission qui prévoyait la révocation d’un membre du CES pour «motifs graves». Le projet de loi avait été mis en sommeil depuis le mois de juillet dernier et l’affaire des services secrets luxembourgeois.

Cela n’a cependant pas empêché le CES de continuer à fonctionner. «Pas plus tard que ce matin, nous avons terminé un certain nombre de travaux importants et nous prévoyons, notamment au mois d’avril, de présenter nos travaux sur la place financière», a indiqué hier le président du CES, Gary Kneip.

Les derniers obstacles législatifs levés, les députés auront à se prononcer sur le texte ouvrant la composition du CES aux non-Luxembourgeois lors de la prochaine séance plénière de la Chambre planifiée pour la première semaine de février.

À noter que le gouvernement entend lancer une conférence entre les partenaires sociaux et l’État pour remettre les compteurs à zéro et reprendre le dialogue social sur les grandes questions.

Patrick Théry

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