Au Luxembourg – Le Conseil national des étrangers trouve sa place

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Au LuxembourgLe Conseil national des étrangers trouve sa place

LUXEMBOURG - Le CNE tire un bilan positif de son année, et veut désormais continuer à se structurer pour défendre les droits des étrangers du Grand-Duché.

Le CNE dresse un bilan encourageant de son année 2021.

Le CNE dresse un bilan encourageant de son année 2021.

dr/cne

«On ne fait plus de réunions stériles, on a trouvé un consensus pour aller tous dans le même sens et défendre les intérêts de tous les étrangers», se réjouit Munir Ramdedovic, président depuis le 27 janvier 2021 du Conseil national des étrangers (CNE). Avec une trentaine de nationalités différentes au sein du CNE, parler d'une seule voix n'était pas gagné d'avance. Mais le président estime que le conseil a bien travaillé, cette année, allant vers une meilleure structuration pour mieux se faire entendre. «On a commencé à mieux fonctionner».

Ainsi, le CNE a produit plusieurs avis individuels et collectifs dans le cadre du processus de consultation lancé en vue de la préparation de la loi sur l'intégration. Le CNE a ainsi demandé l'abolition du délai de résidence pour le vote aux communales, par exemple.

«Des choses à améliorer»

Et, pour la suite, il souhaite prendre son envol de manière plus indépendante. «Le CNE assume ses fonctions grâce à ses membres motivés et ses experts. Pour jouer pleinement son rôle, il doit être un organisme indépendant, sans tutelle du gouvernement», plaide Munir Ramdedovic. «Le CNE souhaite être sollicité dans les dossiers législatifs, sous forme d'avis et de propositions sur tous les sujets qu'il juge opportuns pour les étrangers et leurs familles. Nous avons proposé à la ministre de définir la mission, les objectifs et les soutiens du CNE».

Pour ça, le conseil veut représenter tous les étrangers qui participent à la vie du pays. «Nous défendons les intérêts de tous les résidents, qu'ils aient ou non le droit de vote. Les binationaux, les étrangers de pays tiers, les réfugiés... Je souhaite que les frontaliers soient aussi représentés», explique le président. Pour l'année à venir, le CNE veut continuer à grandir. En se penchant notamment sur des dossiers comme le logement, le bénévolat ou encore l'accès à l'emploi des ressortissants de pays tiers. «Je suis monténégrin, j'y tiens. Ces populations bien présentes rencontrent des difficultés. Le Luxembourg est une terre d'intégration et de solidarité, mais il y a encore des choses à améliorer», conclut le président Ramdedovic.

(jw/L'essentiel)

Munir Ramdedovic préside le CNE.

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