Emmanuel Macron – Le costard de la discorde qui fait hurler les Français

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Emmanuel MacronLe costard de la discorde qui fait hurler les Français

En pleine crise sociale, le ministre de l'Économie français a lâché une petite phrase qui a rendu furieux de nombreux travailleurs.

«La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler», a lancé Emmanuel Macron à des militants, le 27 mai dernier.

«La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler», a lancé Emmanuel Macron à des militants, le 27 mai dernier.

Alain Jocard

Emmanuel Macron le répète à qui veut l'entendre: «Le vrai respect, c'est d'aller au contact des gens». Vendredi 27 mai dernier, il aurait peut-être dû s'abstenir. «Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt», a-t-il affirmé à un gréviste qui le prenait à parti, disant qu'il en avait marre de ne pas pouvoir se payer des costumes comme lui. «La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler».

Cette petite phrase du ministre de l’Économie est rapidement devenue virale sur Internet, comprise par beaucoup comme un symbole de son mépris envers les chômeurs et les travailleurs pauvres.

Parmi les vives réactions qui se sont répandues sur le web, une jeune enseignante a tourné une courte vidéo dans laquelle elle s'adresse directement au ministre. Elle le tutoie et lui dit de «fermer sa gueule», puis le menace de faire «comme les syndicalistes de chez Air France», c'est-à-dire lui arracher son costard.

Macron a répondu à l'affaire le mardi 31 mai, affirmant qu'il n'exprimait «ni mépris ni démagogie» envers les salariés. Il précise cependant que «certaines de leurs remarques et réactions sont blessantes», alors qu'il attend d'eux «qu'ils respectent les représentants des pouvoirs publics: on ne tutoie pas un ministre, on ne l'invective pas».

La polémique tombe au plus mal pour Emmanuel Macron. En effet, le ministre a été rattrapé cette semaine par l'ISF, un impôt sur la fortune, qu'il avait jusqu'à maintenant esquivé. De plus, même s'il ne l'a toujours pas annoncé, il se pourrait bien qu'il soit candidat aux élections présidentielles de 2017. Après avoir été membre du Parti socialiste, il a récemment lancé un nouveau mouvement appelé «En marche!», et apparaît souvent dans les médias. L'homme a donc conclu cette affaire en disant: «Je ne suis pas dupe. On essaie de me fragiliser. Bon courage, cela ne m'arrêtera pas».

(L'essentiel/pru)

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