Morts sur les routes – «Le coût d’un radar n’est plus un vrai argument»

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Morts sur les routes«Le coût d’un radar n’est plus un vrai argument»

LUXEMBOURG - Selon un bilan de «L’essentiel», 42 personnes ont trouvé la mort sur les routes du pays en 2013. En 2012,il y avait eu 34 morts.

Selon un premier bilan établi par «L’essentiel», 42 personnes ont trouvé la mort sur les routes grand-ducales.

Selon un premier bilan établi par «L’essentiel», 42 personnes ont trouvé la mort sur les routes grand-ducales.

police grand-ducale

Le bilan routier de l’année qui vient de se terminer est un «désastre», selon Paul Hammelmann, président de la sécurité routière ASBL. Les chiffres sont déplorables. L’an dernier, selon un premier bilan établi par L’essentiel, 42 personnes ont trouvé la mort sur les routes grand-ducales. En 2012, le bilan officiel faisait état de 34 victimes. «Ça fait une augmentation de presque 30%», tempête Paul Hammelmann. D’autant que, selon lui, «le nombre de blessés graves augmente aussi. Il faut vraiment entreprendre quelque chose».

Une action qui doit commencer par les contrôles de vitesse, selon lui. «C’est la priorité! Il faut qu’on fasse ces contrôles automatiques dont on parle depuis deux législatures. Il faut qu’on soit à la pointe de la technologie des radars. Cela fait des décennies qu’on n’a rien fait contre la vitesse. Quand on n’agit pas, l’automobiliste prend ainsi confiance et il y va!».

Le patron de la sécurité routière estime que le programme de gouvernement en matière de sécurité routière est «une déception, le sujet est peu abordé alors que les programmes électoraux reprenaient nos revendications». Il rencontrera prochainement le nouveau ministre en charge, François Bausch. «Je suis sûr qu’il voudra faire avancer les choses. Le coût d’un radar n’est plus un argument, au regard du coût d’un accident de la route avec des décès ou des blessés graves».

Jérôme Wiss

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