A Luxembourg – Le Covid a impacté la consommation d'eau potable

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À LuxembourgLe Covid a impacté la consommation d'eau potable

LUXEMBOURG-VILLE - La crise sanitaire a eu une influence sur la consommation en eau potable dans la capitale, et réservé quelques surprises.

Simone Beissel, échevine à la Ville de Luxembourg, est favorable à la construction d'un bassin supplémentaire à proximité du lac de la Haute-Sûre.

Simone Beissel, échevine à la Ville de Luxembourg, est favorable à la construction d'un bassin supplémentaire à proximité du lac de la Haute-Sûre.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

La consommation en eau potable de la capitale a diminué de 3,1% en 2020 par rapport à l'année précédente, pour s'établir à 7,79 millions de mètres cubes, a indiqué ce vendredi Simone Beissel, échevine de Luxembourg-Ville, lors de la présentation des projets et priorités des services «Eaux» et «Canalisation» de la ville, dont les budgets respectifs s'élèvent à environ 24 et 61 millions d'euros.

«À partir de la mi-mars 2020, les activités dans les structures d'enseignement et les infrastructures sportives ont été suspendues et de nombreux secteurs mis à l'arrêt ou ralentis, ce qui a entraîné une baisse de 20% de la consommation au mois de mars», a précisé l'échevine. Au contraire, pendant la période des congés collectifs, la fourniture en eau potable n'a pas connu son effondrement habituel, notamment parce que les voyages étaient fortement déconseillés, et la consommation a rebondi pour finalement aboutir à une légère baisse sur l'ensemble de l'année.

3 027 contrôles qualité

Au cours de la dernière décennie, la consommation totale n'a augmenté que de 2,1%, alors que la population de la capitale a crû dans le même temps de... 28,7%, passant de 96 750 habitants en 2011 à 124 528 habitants en 2020. Sur la décennie écoulée, la consommation moyenne par habitant et par jour a même baissé, passant de 218 à 166 l/jour (-24%), des chiffres qui englobent les particuliers mais aussi les industries, bureaux, lycées, piscines...

Lors d'un large tour d'horizon, Simone Beissel a également indiqué que 35 fuites ont été détectées et réparées en 2020, limitant le volume d'eau non comptabilisé à 1,99%. Par ailleurs, 3 027 contrôles qualité ont été effectués l'an dernier, «bien plus que le nombre d'analyses obligatoires», selon l'échevine. Les concentrations en nitrates et pesticides, principale menace pour les eaux souterraines des sources de Luxembourg-Ville, restent à un niveau relativement stable.

Au rayon des grands projets, deux cuves de 900 m³ ont été installées au Limpertsberg, pour remplacer le réservoir existant (2,6 millions d'euros de budget), avec possibilité d'en ajouter une troisième en cas de croissance démographique plus forte que prévu. Leur mise en service devrait intervenir en juillet 2021. La station d'épuration de Beggen bénéficiera, elle, d'une extension pour faire évoluer sa capacité de traitement de 210 000 à 450 000 équivalents-habitants. Un projet de longue haleine qui devrait s'achever vers 2030.

(pp/L'essentiel)

Quel est l'âge moyen des conduites?

En 2020, 8,1 km de conduites ont été remplacées et 5,5 km de nouvelles unités posées, pour faire face au développement urbain de la ville. Le réseau d'approvisionnement qui alimente la capitale s'étend sur environ 437 km. L'âge moyen des conduites est de 22,4 ans, ce qui correspond à une infrastructure «jeune» selon le service «Eau».

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