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Soins au LuxembourgLe Covid a obligé l’hôpital à se réorganiser

ESCH-SUR-ALZETTE – L’arrivée du coronavirus au Luxembourg a nécessité un travail de fond au sein des structures hospitalières, pour gérer au mieux la pandémie.

L'hôpital d'Esch-sur-Alzette a dû s'adapter à la situation, a expliqué Serge Meyer, responsable de la cellule de crise.

L'hôpital d'Esch-sur-Alzette a dû s'adapter à la situation, a expliqué Serge Meyer, responsable de la cellule de crise.

L'essentiel/JG

L’arrivée du coronavirus a obligé les hôpitaux du Luxembourg à s’adapter. Le but était bien sûr de limiter les dégâts au Luxembourg, en gérant au mieux les personnes qui ont contracté le virus. Quatre centres de soins avancés ont été installés, tandis que le CHL a installé une structure provisoire, inaugurée lundi. Au Centre hospitalier Emile-Mayrisch, à Esch-sur-Alzette, «tout a été revu au moment de l’arrivée du virus», explique Serge Meyer, responsable de la cellule de crise.

Le bâtiment a été séparé en deux parties, afin de ne pas mettre en contact les patients atteints de la maladie des autres. Les personnes infectées ne sont renvoyées chez elles que «lorsqu'elles sont en bonne santé». Les capacités ont été augmentées, avec 28 lits supplémentaires dans la cafétéria. «Étant donné que la restauration n’est pas possible, dans le cadre des mesures de restrictions, et que cette salle sera la dernière à retrouver sa fonction originelle, cela fait sens de la transformer en salle de soins», détaille Serge Meyer. Des ajustements minimes ont été nécessaires, comme l’ajout de «50 mètres de tuyaux pour certains appareils».

Craintes pour les frontaliers

Le travail est quelque peu facilité par la baisse d’activité dans les urgences: «Nous n’avons quasiment plus d’accidents du travail, qui occupent énormément les urgences en temps normal», explique Serge Meyer. Le responsable n’a pas non plus constaté de surplus d’accidents liés au bricolage à la maison ou à la pratique sportive. À l’en croire, le matériel comme les masques, les gants et les respirateurs «n’ont pas manqué, même s’il y a eu une crainte au début». Actuellement, les stocks restent limités pour certains médicaments, comme le curare. Le déconfinement «sera quand même un vrai test».

Le personnel doit travailler dans des équipes remaniées, dans le cadre de la nouvelle organisation. Surtout, les responsables craignaient des restrictions politiques au début de la pandémie. «Nous avons redouté que les frontières soient fermées, ce qui aurait gêné notre personnel frontalier, mais aussi que les pays de résidence des infirmiers les réquisitionnent pour leurs propres hôpitaux», se souvient Serge Meyer. Mais «heureusement, cela n’a pas été le cas».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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