Au Luxembourg – Le CovidCheck devient «optionnel» au travail

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Au LuxembourgLe CovidCheck devient «optionnel» au travail

LUXEMBOURG - Le Luxembourg va alléger plusieurs mesures anti-Covid avec le choix laissé aux entreprises entre «mesures de distanciation» et «CovidCheck 3G».

Les entreprises auront à nouveau le choix d'exiger ou non le CovidCheck.

Les entreprises auront à nouveau le choix d'exiger ou non le CovidCheck.

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La situation n'est pas aussi grave qu'on pouvait le craindre au moment de l'apparition d'Omicron, et le Luxembourg peut donc abandonner certaines des restrictions, des mesures alors préventives, apparues fin décembre, pour retourner «vers une vie plus normale», a dit le Premier ministre Xavier Bettel, qui a insisté sur le principe «autant de sécurité que possible avec autant de liberté que possible».

Ainsi, toutes les mesures concernant la vie privée vont être abolies. De même que les mesures liées à l'horeca. Fini, donc, la fermeture à 23h et le 2G+, l'autotest à l'entrée des établissements pour les personnes non boostées est abandonné. Corollaire de la fin de la fermeture imposée: les boîtes de nuit pourront aussi rouvrir leurs portes. Et tout le monde passe au système 3G: il faudra un CovidCheck prouvant qu'on est guéri, vacciné ou testé négatif pour entrer dans un bar, restaurant ou autre.

3G optionnel en entreprise

Pour les rassemblements, jusqu'à 2 000 personnes, ils se feront sous le régime CovidCheck. Au-delà, il faudra un concept sanitaire. Enfin, au travail, «le 3G sera de nouveau optionnel. Ce sera soit les règles de distanciation normales, soit l'entreprise optera pour le 3G», explique Paulette Lenert. Les règles d'isolement évoluent aussi. Une personne testée positive et qui fait ensuite deux tests négatifs à un jour d'intervalle pourra reprendre une vie normale sans délai. «Avec Omicron, certains sont rapidement testés négatifs et sans symptômes», a affirmé le chef du gouvernement. Un isolement de dix jours ne se justifie donc plus. En outre, il n'y aura plus aucune quarantaine pour les cas contacts, qu'ils soient vaccinés ou pas.

Si toutes ces mesures restent assorties de recommandations de prudence, elles entreront en vigueur le plus vite possible, sans attendre la fin de la loi Covid actuelle, qui expire au 28 février. «Le plus tôt sera le mieux», souffle Paulette Lenert. Tout dépend du travail parlementaire et de l'avis du Conseil d’État. Le projet de loi doit être déposé dès lundi. Un pas en plus vers la fin de la pandémie? «J'espère une fin prochaine. Nous sommes soulagés de voir qu'Omicron a été moins dur que ce qu'on avait pu craindre. Ce qu'on annonce, c'est un grand pas vers la normalité. Il faut espérer qu'il n'y ait plus de mauvaise surprise jusqu'au bout, mais en principe, nous devrions être engagés vers une sortie de crise», espère la ministre de la Santé.

(Jérôme Wiss/L'essentiel)

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