Rentrée au Luxembourg – Le CovidCheck imposé à tous dans le secondaire?
Publié

Rentrée au LuxembourgLe CovidCheck imposé à tous dans le secondaire?

LUXEMBOURG – Le gouvernement doit annoncer aux syndicats ce qu’il prévoit pour la rentrée des classes. Le CovidCheck dans les lycées est même réclamé.

L'aération des salles de classe se trouve au cœur des préoccupations des syndicats.

L'aération des salles de classe se trouve au cœur des préoccupations des syndicats.

Freepik

À deux semaines de la rentrée des classes, un dispositif sanitaire spécial a été élaboré. Claude Meisch (DP), ministre de l’Éducation nationale, doit le présenter ce lundi en fin d’après-midi aux représentants syndicaux. Ces derniers attendent «de vraies mesures pour le long terme», comme l’indique Patrick Arendt, président du SEW/OGBL, contacté par L’essentiel. Patrick Remakel, président du SNE/CGFP, estime de son côté que les priorités sont «la sécurité de tous et la garantie de maintenir les cours en présentiel».

La Féduse/Enseignement-CGFP a mis les pieds dans le plat dimanche soir, avec une proposition très concrète. Elle réclame que le CovidCheck (vacciné, testé, guéri) s'applique dans le secondaire, aux élèves mais aussi au personnel. Les personnes ni vaccinées ni guéries devraient ainsi effectuer trois tests rapides au lycée par semaine ou un PCR certifié (valable 72 heures) organisé hors de l'école. Le syndicat défend cette mesure en affirmant qu'elle a apporté «de la liberté» dans d'autres secteurs.

Pas assez de consultation?

Patrick Arendt, de son côté, espère «un plan, notamment pour le fondamental. Il s'agit d'un cas particulier, puisque les enfants n’ont pas droit à la vaccination». En revanche, 87% des enseignants et la moitié des élèves de plus de 12 ans sont totalement immunisés, a indiqué le ministre vendredi sur Twitter. «Ce taux est élevé, cela montre la responsabilité du personnel», constate Patrick Remakel.

Concrètement, il demande l’installation de filtres pour aérer les salles de classe, car «il ne sera pas possible d’ouvrir les fenêtres lorsque les températures baisseront». «Cela engendrerait certes des frais, mais ces équipements serviraient encore après la crise, lors des épidémies hivernales», renchérit Patrick Arendt. Sur la forme, les deux syndicalistes reprochent au gouvernement de «ne pas consulter les syndicats, mais de seulement les informer des décisions prises». Cela «n’a pas évolué depuis le début de la crise», déplore le dirigeant du SNE.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Ton opinion