Mesures au Luxembourg – «Le CovidCheck ne nous laisse plus le choix»
Publié

Mesures au Luxembourg«Le CovidCheck ne nous laisse plus le choix»

ESCH-BELVAL - Devoir montrer son CovidCheck en entreprise ne refroidit pas celles et ceux qui n'étaient pas forcément favorables à une vaccination obligatoire.

Pour Steve, son unique dose de vaccin face au Covid, l'oblige pour le moment à faire des tests quotidiens dans les tentes de l'armée.

Pour Steve, son unique dose de vaccin face au Covid, l'oblige pour le moment à faire des tests quotidiens dans les tentes de l'armée.

L'essentiel/Frédéric Lambert

Depuis samedi au Luxembourg, sans CovidCheck, impossible de se rendre au travail. Ce lundi, les personnes que nous avons rencontrées dans la rue, à Esch-Belval, le prennent avec philosophie. «Tout se passe très bien car j'ai de très bons employeurs», admet Steve Léonardi, jardinier-paysagiste chez Vereal, à Bertrange. «Ils sont très compréhensifs. Moi, j'ai ma première dose, et la deuxième dose est déjà prévue dans une semaine, lundi prochain. Ils sont indulgents là-dessus. Après, je perds un peu de temps au niveau du travail, car je dois aller me faire tester tous les jours dans les tentes de l'armée, mais ça va le faire. Tous les matins, avant de recevoir ma 2e dose, c'est un test dans le nez».

Du haut de ses 21 ans, Filippa Dias travaille au Lycée Hubert Clément à Esch, où comme partout, «il est obligatoire de présenter son CovidCheck, sinon, on ne peut pas travailler. J'ai une collègue qui a dû rester à la maison, car elle n'est pas vaccinée. Elle ne veut pas, alors, elle doit rester chez elle. De mon côté, c'est pour pouvoir voyager que je me suis fait vacciner. Je suis d'origine portugaise et c'est juste pour pouvoir retourner au Portugal». Concrètement, au travail, Filippa doit «montrer son application tous les jours». «Une machine est présente pour scanner notre QR Code», précise-t-elle. «C'est une contrainte en plus, mais on doit jouer le jeu... Ils vont nous obliger à tous nous faire vacciner. J'aurais aimé qu'on garde le choix, mais on ne l'a pas».

Et c'est cette contrainte pour venir travailler qui a poussé Steve à se faire vacciner. «À la base, je suis contre le vaccin», reconnaît-il. «Après, j'ai besoin de travailler pour gagner ma vie, donc l'un dans l'autre, on n'a pas le choix. Après, je ne regrette rien du tout. Pour le moment, je me sens bien. On verra par la suite, car on m'a dit que la 2e dose était plus violente que la première. Je n'ai jamais été positif jusqu'ici, alors que j'ai côtoyé des personnes qui avaient le Covid. Je n'ai rien eu, on va dire que j'ai de bons anticorps. Enfin, je croise les doigts... Je suis un peu dégoûté de devoir faire ma 2e dose, mais on n'a pas le choix. Toute l'entreprise y est passée, donc il faut jouer le jeu collectivement. En espérant que ça passe, car la 3e ou la 4e dose, c'est hors de question».

(Frédéric Lambert/L'essentiel )

Ton opinion