Discours à l'ONU – Le défi de Donald Trump face au monde
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Discours à l'ONULe défi de Donald Trump face au monde

Le président américain va devoir prendre la parole devant un auditoire à part: les dirigeants de tous les pays de la planète réunis dans la même salle.

Pour Donald Trump, reste une question délicate: quel poids les diplomates accorderont-ils à son discours ?

Pour Donald Trump, reste une question délicate: quel poids les diplomates accorderont-ils à son discours ?

AFP/Mandel Ngan

Huit mois après son arrivée au pouvoir, Donald Trump s'exprimera mardi matin pour la première fois devant l'assemblée générale de l'ONU, au siège de l'organisation multilatérale, au bord de l'East River, à Manhattan. Le défi pour le locataire de la Maison Blanche? Aborder les sujets brûlants du moment - Corée du Nord, Birmanie, Venezuela - tout en articulant sa vision de la place des États-Unis dans un monde traversé de profondes secousses.

«C'est un discours sans équivalent, une occasion unique pour le président de parler au monde entier», souligne Ben Rhodes, ancien conseiller et plume de Barack Obama. Et celui qui a travaillé sur les huit discours à l'ONU du président démocrate de souligner à quel point chaque mot doit être pesé au trébuchet: «une simple ligne dans le discours peut marquer une nouvelle orientation et avoir des répercussions dans la communauté diplomatique pendant des mois».

Peu de grands discours

Mais la montée à la tribune lors de cette grand messe diplomatique annuelle pourrait s'avérer délicate pour le 45e président de l'histoire américaine. Il sera bien sûr très attendu sur la Russie, sujet qui empoisonne sa présidence depuis le premier jour, ou encore sur le climat, sur lequel il s'est complètement isolé en se retirant de l'accord de Paris, texte signé par...194 autres pays. Mais au-delà des sujets épineux, la déclinaison en politique étrangère de «L'Amérique d'abord», son slogan de campagne, reste largement à écrire.

D'autant que ce président septuagénaire qui a proposé des coupes claires dans le budget de la diplomatie (environ 30%) et n'accorde que peu d'attention au département d'État, n'a jamais mâché ses mots sur l'ONU, une organisation dont il estimait il y a un an, dans un tweet, qu'elle n'était «qu'un club où les gens se rassemblent, bavardent et passent un bon moment».

L'ex-propriétaire des concours Miss Univers, novice en politique à son arrivée au pouvoir, a eu peu d'occasions de grands discours. Celui de sa prestation de serment avait surpris par sa virulence, son style abrupt, au son, le poing levé, de «l'Amérique d'abord et seulement l'Amérique!». Son discours devant le Congrès, quelques semaines plus tard, avait au contraire frappé par son ton mesuré.

(L'essentiel/AFP)

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