Abus de confiance supposé – Le député Jacquat dans l'oeil du cyclone judiciaire

Publié

Abus de confiance supposéLe député Jacquat dans l'œil du cyclone judiciaire

Le député de Moselle Denis Jacquat va être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour abus de confiance et infraction sur la législation de financement des campagnes électorales.

Le député Denis Jacquat est soupçonné d'abus de confiance et d'infraction sur la législation de financement des campagnes électorales.

Le député Denis Jacquat est soupçonné d'abus de confiance et d'infraction sur la législation de financement des campagnes électorales.

afp

Bien que les faits remontent à 1996, Denis Jacquat, député de la deuxième circonscription de Moselle, n'en finit plus de se débattre avec la machine judiciaire. Suspecté d'avoir mis en place un système d’emplois fictifs dans le cadre des élections législatives de 1997 et les élections cantonales de 1998, Denis Jacquat encourt aujourd’hui la prison ferme et une très forte amende.

Malgré le poids des années, l'affaire connaît un nouveau rebondissement avec le transfert de ce dossier Metz à Reims. Selon le quotidien L'Union, citant des sources proches du dossier, le député mosellan devrait être «prochainement renvoyé devant le tribunal correctionnel de Reims pour abus de confiance et infraction à la législation des campagnes électorales.» Il lui est ainsi reproché d’avoir recruté, au travers de contrats subventionnés par l’État, des personnes au chômage pour effectuer des tâches en lien avec ses différentes campagnes électorales. Le tout, sous le couvert d’associations qu’il présidait à l’époque.

Denis Jacquat nie tout en bloc

De son côté, Denis Jacquat, contacté mercredi par lessentiel.lu nie toute implication et s'étonne que son nom soit de nouveau cité. «La dernière fois que j'ai été entendu par un juge dans cette affaire remonte à 2003. Depuis, c'est le silence total, se défend le député. Je sais que j'ai certains défauts, mais certainement pas celui d'être un escroc. Les personnes qui ont travaillé dans les associations que je présidais n'ont jamais travaillé dans le cadre de mes activités électorales».

Mais au-delà des supposés emplois fictifs, le quotidien rémois avance un autre élément à charge contre le député de Moselle. L’union affirme ainsi que 100 000 euros, représentant la valeur des salaires perçus dans le cadre des différentes campagnes électorales du député, ne figurent pas dans les comptes officiels. Une accusation que réfute également Denis Jacquat. «Je ne sais pas d'où le journal sort cette somme, le journaliste a dû cumuler les salaires des gens qui ont travaillé dans les associations que je présidais et qui faisaient un travail purement associatif, se défend l'élu mosellan. J'essaye de comprendre toutes ces accusations, mais j'y parviens pas pour le moment».

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que quatorze ans après les faits et de multiples retards dans la procédure, le député mosellan sera convoqué par le nouveau juge en charge du dossier pour s’expliquer et le confronter à ses accusateurs.

Jean-Michel Hennebert/lessentiel.lu

Ton opinion