Politique au Luxembourg – Le discours sur l'état de la Nation reste à l'automne
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Politique au LuxembourgLe discours sur l'état de la Nation reste à l'automne

LUXEMBOURG - Le grand discours du Premier ministre devant les députés se tiendra de nouveau après les congés d'été cette année, a décidé la Chambre des députés.

Xavier Bettel a prononcé le dernier discours sur l'état de la Nation le 12 octobre.

Xavier Bettel a prononcé le dernier discours sur l'état de la Nation le 12 octobre.

Editpress/Julien Garroy

Xavier Bettel donne rendez-vous aux députés à l'automne pour son grand discours. Le discours sur l'état de la Nation se tiendra de nouveau à cette période cette année, et non au printemps comme précédemment, a décidé la conférence des présidents de la Chambre des députés. «Ce choix était le plus logique, il suit ce qui s'est fait ces dernières années», assure à L'essentiel Fernand Etgen, président de la Chambre des députés. Il s'attend à ce que le calendrier «ne bouge plus d'ici la fin de la législature», fin 2023.

Le CSV voulait revenir au calendrier initial et déplore le maintien de la nouvelle période, comme l'a indiqué sur Twitter la députée Martine Hansen, coprésidente de la fraction. L'opposition déplorait un embouteillage parlementaire, avec la tenue la même semaine du discours sur l'état de la Nation et de la présentation du budget.

Changement depuis 2018

Contacté par L'essentiel, le ministère d'État explique qu'il est préférable d'organiser les deux événements à la même période, pour une question de cohérence. De plus, le calendrier électoral, avec des élections en octobre, rendrait ce choix plus logique. «Un gouvernement assermenté en décembre ne pourrait pas déjà tenir ce grand discours au printemps», indique une source. En outre, pour 2022, «cela n'aurait aucun sens de refaire un discours à peine six mois après le précédent», qui s'est tenu en octobre.

Le grand discours reprenant les principaux défis du pays se tenait en avril jusqu'en 2018, avant de basculer au dernier trimestre depuis 2019. Le calendrier électoral a donc justifié une première fois le décalage, avant que la crise du Covid-19 ne bouscule totalement le calendrier.

(jg/L'essentiel)

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