Tuerie de Chevaline: Le dossier transmis au nouveau pôle «cold case» de Nanterre

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Tuerie de ChevalineLe dossier transmis au nouveau pôle «cold case» de Nanterre

Le quadruple meurtre survenu sur une route de campagne non loin du lac d’Annecy reste un mystère, dix ans après.

La scène du crime en 2012, près du village de Chevaline. 

La scène du crime en 2012, près du village de Chevaline. 

AFP

Le dossier de la «tuerie de Chevaline», quadruple meurtre non élucidé depuis 2012, va être transféré au nouveau pôle «cold case» de Nanterre bénéficiant de davantage de «moyens humains dédiés», a annoncé vendredi le parquet d’Annecy. Celui-ci avait requis le 18 juillet dernier le dessaisissement du juge local en vue de la transmission du dossier à Nanterre.

«Par ordonnance du 20 septembre 2022, les deux juges d’instruction d’Annecy cosaisis ont fait droit à cette demande et ordonné la transmission du dossier d’instruction aux juges d’instruction spécialisés de Nanterre», explique le parquet dans un communiqué. La décision «a été motivée par les moyens humains dédiés spécifiquement» au nouveau pôle judiciaire francilien. La section de recherche de la gendarmerie de Chambéry reste néanmoins chargée de l’enquête, selon la même source.

AFP

Affaire au retentissement mondial

Le 5 septembre 2012, un Britannique d’origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, son épouse de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans avaient été retrouvés morts dans leur voiture, avec plusieurs balles dans la tête, sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d’Annecy. Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, avait également été abattu. L’une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, recroquevillée sous les jambes de sa mère, en était sortie indemne. L’affaire au retentissement mondial est restée une énigme, après des milliers d’heures d’enquête et des dizaines d’auditions.

Tuerie de Chevaline: le motard a été mis hors de cause

Depuis sa création en mars, le pôle national dédié aux «cold cases» a ouvert 37 enquêtes, dont 35 confiées à des juges d’instruction. Avec en outre plus de 150 dossiers encore en cours d’analyse, identifiés comme potentiellement transmissibles au pôle: sérialité, mode opératoire, âge de la victime avec une attention particulière aux mineurs, dimension internationale de l’affaire...

(AFP)

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