Assurance-dépendance – Le financement atteindra ses limites rapidement

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Assurance-dépendanceLe financement atteindra ses limites rapidement

LUXEMBOURG - Avant la réunion dédiée à l'assurance-dépendance ce vendredi (14h), le ministre Romain Schneider a fait le point sur le secteur pour «L'essentiel».

Ce vendredi, les principaux partenaires de l’assurance-dépendance, le ministère de la Sécurité sociale Romain Schneider, la Confédération des organismes prestataires d’aides et de soins (Copas) et les syndicats se retrouvent pour évoquer les possibilités de maintenir la qualité des soins et les emplois dans le secteur.

Ce vendredi, les principaux partenaires de l’assurance-dépendance, le ministère de la Sécurité sociale Romain Schneider, la Confédération des organismes prestataires d’aides et de soins (Copas) et les syndicats se retrouvent pour évoquer les possibilités de maintenir la qualité des soins et les emplois dans le secteur.

Editpress

«L’essentiel»: Ce vendredi après-midi a lieu une réunion de concertation entre le ministre, la COPAS et les syndicats sur l’assurance-dépendance. Quelles sont les pistes qui seront mises sur la table par le gouvernement concernant son financement?

Romain Schneider: Le bilan de l’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS) de 2013, sur l’assurance-dépendance, fait apparaître que le financement de l’assurance-dépendance atteindra ses limites rapidement. Il retient qu’une réforme structurelle s’impose. Ceci afin de permettre la maîtrise globale de l’évolution des dépenses et des prestations. En novembre 2014, les premières idées ont été échangées avec les prestataires. Aussi, des consultations bilatérales ont eu lieu avec les syndicats et la Copas. Trois volets sont à creuser: l’introduction d’un modèle de financement forfaitaire, une révision des prestations en espèces et de l’intervention de l’aidant ainsi que la reformulation des aides et soins requis dans les domaines des tâches domestiques, du soutien et du conseil.

Copas et syndicats sont d’accord sur un point: il faut lever les restrictions liées au paquet d’avenir immédiatement concernant les prestations de soins. Est-ce que le gouvernement va y répondre favorablement?

Au sujet des mesures relatives à l’assurance-dépendance, l’accord du 28 novembre 2014 entre le gouvernement et les syndicats retient que l’assurance dépendance sera réformée, avec pour ligne directrice une application plus efficiente des critères d’octroi des prestations. Dans un souci d’assurer la nature du nécessaire et de l’utile des prestations, sans pour autant contrarier les prestations objectivement requises par les assurés. L’ambition sera de détecter des potentiels d'économies, tout en assurant le meilleur niveau et la qualité des soins. Tout en respectant les principes fondamentaux de l’assurance dépendance. Actuellement, le ministère de la Sécurité sociale évalue l’impact des mesures dans ce sens.
Par ailleurs, il est prévu d’adapter la valeur monétaire à partir de l’année prochaine pour assurer aux prestataires les marges financières nécessaires pour assumer l’impact financier immédiat résultant de la prime unique et de l’augmentation de la valeur du point indiciaire.

Une hausse des cotisations des assurés est-elle envisagée?

Actuellement, les grandes lignes de la réforme sont discutées avec les prestataires et les syndicats. La question sur des adaptations éventuelles du mode de financement se poseront une fois que ces consultations seront clôturées. L’accord entre le gouvernement et les syndicats, du 28 novembre 2014, retient que le gouvernement veillera au maintien des taux de cotisations applicables pour les assurés. Par ailleurs, le programme gouvernemental précise que la maîtrise globale de l’évolution des dépenses et des prestations s’impose et qu’une hausse des cotisations de l’assurance-dépendance n’interviendra qu’en cas de nécessité avérée.

L’État prévoit-il de revoir sa participation au financement de l’assurance-dépendance à la hausse?

Suite à l'envergure de l’engagement de l’État dans le secteur (NDLR : l’État finançait l’assurance-dépendance à hauteur de 45% à son lancement. Ce niveau est aujourd’hui de 40%) il s’agit d’abord de consolider la situation financière de l’État. Dans un but simple: assurer de manière soutenable sa participation au financement de l’assurance-dépendance, dans le but d’une meilleure maîtrise de l’évolution des coûts, d’employer de façon optimale les ressources disponibles et d’assurer la qualité des services.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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