Décès de Maradona – Le football perd «le plus grand», selon la presse

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Décès de MaradonaLe football perd «le plus grand», selon la presse

«Le football pleure le plus grand»: de l'Argentine à l'Italie, même en Angleterre, la presse internationale s'est émue, dès mercredi, du décès à 60 ans de Diego Maradona.

«Le football pleure le plus grand»: la presse internationale s'est émue, dès mercredi soir, du décès à 60 ans de Diego Maradona, «Dieu est mort», d'après le journal L'Équipe en France, «la vie la plus épique du football» écrit The Times. «La tragédie», résume sur la page d'accueil de son site web le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport, avec ce gros titre: «Adieu Maradona: le football pleure le plus grand de tous».

«Plus grand joueur argentin de tous les temps, Diego Maradona (...) laisse l'image d'un génie malicieux rongé par la drogue et la gloire», écrit le quotidien sportif français L'Équipe. L'émotion est grande pour la presse argentine, à l'image du quotidien sportif Olé, qui a orné son logo d'un ruban noir, avec ce titre: «Nous en avons les jambes coupées, Diego». Clarin a de son côté édité une édition spéciale avec une dizaine de pages consacrées au magicien. Pour le Corriere dello sport en Italie, «le "Pibe de Oro" laisse également une très grande peine à Naples, où il a joué pendant sept ans et qu'il a conduit à deux titres de champions historiques» en 1987 et 1990.

«Scandaleux, rebelle, intrépide»

Il Mattino, quotidien de la région de Naples, traduit la tristesse des supporters du Napoli avec ce titre: «Naples est sous le choc: c'était le plus grand de tous, maudite année 2020». Même l'Angleterre, où Diego Maradona a laissé une image controversée en raison de son fameux but de la main en quart de finale du Mondial-1986, salue le génie du petit meneur de jeu argentin, champion du monde cette année-là. «Scandaleux, rebelle, intrépide - il a vécu la vie la plus épique du football», écrit le site Internet du prestigieux quotidien The Times.

«Maradona a guidé l'Argentine jusqu'à la gloire en Coupe du monde lorsque, portant le brassard de capitaine, il a montré un niveau de technique, de créativité, de force et d'envie peut-être jamais vu auparavant, ou depuis», analyse le Guardian. Le Daily Telegraph est moins tendre: «Diego Maradona (...) était le joueur le plus talentueux des années 1980 et, selon un avis largement répandu, le joueur le plus dominant depuis Pelé. Mais dans une carrière riche en drames, il a aussi été un menteur, un tricheur et un égocentrique».

«70 jongles avec une orange»

En Espagne, Marca, le journal le plus vendu du pays, a bouleversé son édition en ligne pour afficher une large bannière composée d'un ruban noir et de diverses photos de la légende argentine, avec l'inscription suivante: «Hasta siempre, Diego» («Au revoir, Diego»).

«Jamais je n'oublierai la séance de photos, quand il s'était mis à faire 70 jongles avec une orange», s'est remémoré le journaliste Joaquin Maroto, qui avait eu le privilège d'interviewer Maradona quand il évoluait à Séville en 1992, dans une chronique publiée en ligne par le quotidien madrilène As. «L'étoile qui a le plus brillé sur la planète foot vient d'arriver aux cieux», a conclu Maroto.

(L'essentiel/afp)

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