Au Pakistan – Le frère étrangleur de la starlette a été arrêté

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Au PakistanLe frère étrangleur de la starlette a été arrêté

La police a annoncé dimanche l'arrestation pour meurtre du frère d'une starlette en vogue sur les réseaux sociaux. Celui-ci a avoué avoir drogué puis étranglé sa sœur.

Muhammad Wasim lors de son arrestation.

Muhammad Wasim lors de son arrestation.

«La police a arrêté samedi soir Muhammad Wasim, frère de Qandeel Baloch, pour le meurtre de sa sœur», a déclaré Azhar Akram le responsable de la police.

Souvent comparée à la vedette américaine Kim Kardashian, Qandeel Baloch, jolie brune aux lèvres pulpeuses, a été étranglée au domicile de ses parents dans la province du Pendjab, près de la localité de Multan. La victime d'une vingtaine d'années, dont le vrai nom est Fauzia Azeem, était aimée d'une grande partie de la jeunesse pour sa façon d'aller à l'encontre des tabous en même temps qu'elle était décriée par les conservateurs.

– NDTV (@ndtv) 16 juillet 2016

Droguée et étranglée

«Bien sûr que je l'ai étranglée», a déclaré dimanche son frère lors d'une conférence de presse organisée par la police. «Elle était au rez-de-chaussée et nos parents dormaient sur le toit. Je lui ai donné un comprimé, puis je l'ai tuée», a-t-il dit, avant de lancer: «Je n'éprouve aucun état d'âme pour ce que j'ai fait». Elle avait un comportement «complètement intolérable».

Il a été arrêté au lendemain de son crime, affirmant aux enquêteurs être passé à l'acte après la diffusion récente de «vidéos choquantes, postées pour la plupart sur Facebook», selon une source policière. La police avait ouvert une enquête suite au dépôt d'une plainte par le père, qui accusait son fils du crime.

Insultes en ligne

Qandeel Baloch était suivie par des dizaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux. Elle y apparaissait régulièrement - soigneusement coiffée et maquillée - dans des poses provocatrices, parfois jugées scandaleuses par ses compatriotes les plus conservateurs.

Mais si ses contempteurs ne se privaient pas de la critiquer et de l'insulter en ligne, elle était aussi admirée par d'autres pour sa liberté de ton et son culot, inhabituels pour une femme dans une société très patriarcale. Qandeel avait notamment défrayé la chronique à la Saint-Valentin en s'affichant dans une robe pourpre décolletée, défiant ouvertement un appel du président pakistanais à la jeunesse à tourner le dos à cette fête «occidentale».

(L'essentiel/nxp/afp)

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