Industrie au Luxembourg – Le gouvernement inquiet pour Liberty Steel
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Industrie au LuxembourgLe gouvernement inquiet pour Liberty Steel

DUDELANGE – Franz Fayot, ministre de l’Économie, a fait preuve de pessimisme jeudi quant à l’avenir du site industriel de Liberty Steel, à Dudelange.

Le site de Liberty Steel traverse une période difficile.

Le site de Liberty Steel traverse une période difficile.

Editpress/Julien Garroy

L’avenir reste incertain pour les quelque 200 salariés du site Liberty Steel, à Dudelange. Invité à s’exprimer jeudi devant les députés de la commission Économie, Franz Fayot (LSAP) a montré quelques signes d'inquiétude, évoquant «des éléments qui incitent à la prudence quant à la volonté et à la capacité financière de Liberty Steel à honorer ses engagements».

Le ministre de l’Économie fait référence aux difficultés rencontrées par le groupe qui a racheté le site à ArcelorMittal en 2018. La faillite de Greensill met en difficulté GFC Capital, la maison-mère de Liberty House. «De plus en plus d’incertitudes apparaissent dans le dossier», a affirmé Franz Fayot, selon une prise de position envoyée par le ministère. Ce dernier précise que les négociations avec l’industriel «sont en cours».

Les effectifs fondent

«Nous ne savons pas quelle direction va prendre ce dossier, mais le ministre a indiqué que le gouvernement ferait tout pour conserver l’activité sur le site», glisse Francine Closener (LSAP), présidente de la commission. Robert Fornieri, secrétaire syndical LCGB, reconnaît «un plein soutien du ministère» mais «attend des garanties de Liberty Steel». Il regrette qu’ArcelorMittal ait été contraint, pour des raisons de législation sur la concurrence, de vendre un site opérationnel.

Les syndicats veulent voir appliquer un plan de maintien dans l’emploi, les acteurs étant d’accord sur le principe. En attendant, les effectifs ont déjà fondu depuis que le propriétaire rencontre des difficultés. Alors qu’environ 260 salariés travaillaient à Dudelange il y a un an, ils ne sont qu’un peu plus de 200 désormais.

(jg/L'essentiel)

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