Politique au Luxembourg: «Le gouvernement ne fait que lutter contre les symptômes»

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Politique au Luxembourg«Le gouvernement ne fait que lutter contre les symptômes»

LUXEMBOURG – Le parti déi Lénk reproche à l’exécutif de ne pas s’attaquer aux racines des problèmes du pays. Il prône des solutions plus radicales.

par
Joseph Gaulier
Nathalie Oberweis (à gauche) et Myriam Cecchetti (à droite) ont critiqué le gouvernement.

Nathalie Oberweis (à gauche) et Myriam Cecchetti (à droite) ont critiqué le gouvernement.

Editpress/Julien Garroy

«Les problèmes structurels ne sont pas pris en compte et encore moins résolus», déplore Myriam Cecchetti, députée déi Lénk. Le parti de gauche a sévèrement critiqué le gouvernement vendredi, lors de son traditionnel bilan parlementaire. «Le gouvernement ne fait que lutter contre les symptômes», abonde sa collègue Nathalie Oberweis, qui évoque «des petits pas insuffisants». Elle prend l’exemple du débat sur la fiscalité: «Il ne veut rien changer, alors qu’il serait bien de modifier l’une ou l’autre chose, comme annuler l’amortissement accéléré ou des incitations fiscales».

Myriam Cecchetti a critiqué le DP «qui ne parle que de compétitivité, alors qu’elle reste élevée, malgré la crise». Elle reproche «des subventions aux énergies fossiles», comme la subvention sur les prix des carburants, jugée antiécologique et trop peu ciblée. Elle reproche aussi au LSAP «de toujours formuler des revendications sociales juste avant les élections», rappelant que les socialistes «sont au pouvoir depuis près de 20 ans au sein de coalitions».

La rotation à mi-mandat maintenue

«Nous sommes pour des changements plus radicaux», résume Nathalie Oberweis, tout en affirmant que déi Lénk constitue «une solution réaliste». Pour preuve, selon elle, «certaines choses que nous proposons depuis longtemps sont aujourd’hui reprises par les partis qui les ont systématiquement refusées pendant des années, comme la taxe sur la spéculation immobilière». L’élue propose «un impôt plus progressif pour les multipropriétaires», mais qui ne toucherait pas celui qui détient son seul logement.

L’an prochain, déi Lénk, dont deux membres siègent à la Chambre des députés, compte «renforcer les équipes» aux communales puis aux législatives, selon Nathalie Oberweis. «Il faut un changement vers plus de justice sociale, qui ne peut venir que d’un parti de gauche», assure-t-elle. La formation politique restera fidèle à sa tradition de rotation des élus à mi-mandat, afin de favoriser le renouvellement politique.

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