Face à la flambée des prix – Le gouvernement ne prévoit pas de geler la taxe CO2
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Face à la flambée des prixLe gouvernement ne prévoit pas de geler la taxe CO2

LUXEMBOURG - Les prix des carburants flambent. L'ACL demande au gouvernement de suspendre la taxe CO2. Mais ce dernier indique qu'il n'y aura pas de changement.

Le Luxembourg est le pays d'Europe où la flambée des prix des carburants est la plus importante depuis un an.

Le Luxembourg est le pays d'Europe où la flambée des prix des carburants est la plus importante depuis un an.

Alors que le Luxembourg est le pays d'Europe où la flambée des prix des carburants est la plus importante depuis un an (+35% pour le litre de diesel, +33% pour celui de SP 95 et +31% pour le SP 98) l'Automobile Club du Luxembourg (ACL) a demandé au gouvernement de suspendre la taxe carbone. Une demande déjà formulée il y a quelques semaines par l'OGBL.

L'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) réclamait mi-octobre de geler les prix de l'énergie. Si la crise sur le marché pétrolier joue un rôle important dans les hausses, «l’introduction de la taxe CO2 au début de cette année, qui a fait grimper le prix au litre de 5 à 6 centimes d’un coup, a également eu de lourdes conséquences», ajoute l'ACL. Le prix de la tonne de CO2 fixé par la taxe carbone à 20 euros sera porté à 25 euros en 2022, puis à 30 euros en 2023.

Allocation de vie chère et index

«Il n'y a pas de changement prévu concernant l'application de la taxe CO2. Elle s'appliquera comme prévu au 1er janvier prochain», indique le ministère de l'Énergie à L'essentiel. Pour compenser la hausse des prix des carburants et du gaz, le gouvernement a décidé d'augmenter l'allocation de vie chère, d'au moins 200 euros par ménage. «Il y a aussi eu le déclenchement de l'indexation des salaires au 1er octobre qui a, entre autres, été dû à la hausse des prix de l'énergie», rappelle le ministère. Ce dernier assure qu'il surveille l'évolution des prix de près et que le ministre en tient informé le Conseil de gouvernement.

Pour la députée déi Lénk Myriam Cecchetti, l’explosion des prix n’est pas causée par la taxe carbone, mais par une pénurie et la spéculation. «La taxe carbone alimente le fonds climat, rappelle-t-elle. Ce serait fatal d'abolir cette taxe à cause de toute la discussion autour de la crise climatique. Mais il faudrait aider activement et beaucoup plus vite les ménages en détresse».

(Marion Mellinger/L'essentiel)

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