Politique au Portugal – Le gouvernement portugais essuie un revers
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Politique au PortugalLe gouvernement portugais essuie un revers

L'exécutif dirigé par le socialiste Antonio Costa, en coalition avec la gauche radicale, a subi son premier revers mercredi, en étant mis en minorité au Parlement.

Antonio Costa est arrivé au pouvoir en novembre 2015, grâce à une coalition avec la gauche radicale.

Antonio Costa est arrivé au pouvoir en novembre 2015, grâce à une coalition avec la gauche radicale.

AFP/Jose Manuel Ribeiro

Le gouvernement socialiste portugais a pour la première fois été mis en minorité lors d'un vote au Parlement mercredi, ses alliés de la gauche radicale ayant rejeté une baisse des charges patronales en contrepartie d'une hausse du salaire minimum. Le principal parti de droite a également voté contre le texte. Ce revers, attendu depuis plusieurs jours, ne menace pourtant pas la survie du gouvernement minoritaire du Premier ministre Antonio Costa, arrivé au pouvoir en novembre 2015 grâce au soutien du Parti communiste et du Bloc de gauche.

Dans le cadre d'un accord conclu en décembre avec le patronat et une des deux confédérations syndicales portugaises, le gouvernement avait décidé d'augmenter le salaire minimum de 27 euros, pour le porter à 557 euros bruts, à partir du 1er janvier 2017. En contrepartie, les employeurs devaient voir leurs charges patronales portant sur les plus faibles salaires baisser de 1,25 point de pourcentage, à 22,5%. Cette mesure a finalement été rejetée mercredi au Parlement, même si le ministre de l'Emploi José Vieira da Silva a continué de défendre «un accord équilibré en faveur de la cohésion sociale et de l'emploi».

«La promesse d'augmenter le salaire minimum à 600 euros d'ici la fin de la législature est un des piliers de cette majorité. La baisse des charges patronales, en revanche, n'a fait l'objet d'aucun accord», a fait valoir le député du Bloc de gauche José Soeiro. «La hausse du salaire minimum est une exigence de dignité et ne peut être assortie d'aucune contrepartie», a renchéri l'élue communiste Rita Rato. Arrivé en tête des législatives de 2015 mais privé de sa majorité absolue, le Parti social-démocrate s'était abstenu lors de la dernière hausse du salaire minimum. Mais la principale formation d'opposition cherche désormais à mettre en évidence les divergences au sein du gouvernement d'union de la gauche.

(L'essentiel/AFP)

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