Plan d'austérité en France – Le gouvernement sera aussi mis «à la diète»
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Plan d'austérité en FranceLe gouvernement sera aussi mis «à la diète»

Le Premier ministre a annoncé lundi une économie supplémentaire de 500 millions d'euros sur les dépenses de l'État en 2012, soit 1,5 milliard d'euros d'économies en plus par rapport à 2011.

Les mesures d'économies supplémentaires pour 2012 s'élèveront à 1,5 milliard supplémentaires par rapport au budget prévisionnel de 2012.

Les mesures d'économies supplémentaires pour 2012 s'élèveront à 1,5 milliard supplémentaires par rapport au budget prévisionnel de 2012.

AFP

«Le salaire des membres du gouvernement et du président de la République sera gelé jusqu'au retour à l'équilibre strict des finances publiques», a déclaré François Fillon lors de sa conférence de presse de présentation du plan d'austérité. «J'appelle les responsables politiques et les dirigeants des grandes entreprises, en particulier des entreprises du Cac 40, à faire exactement la même chose», a-t-il ajouté.

«Je demande vraiment à chacun de faire preuve d'un très grand sens des responsabilités», a souligné M. Fillon, en jugeant que les hausses de rémunération de certains grands patrons, «c'est tout juste indécent». «Au moment où nous réduisons les dépenses de l'État, les partis politiques doivent aussi donner l'exemple. Nous avons décidé de limiter le remboursement des dépenses de campagnes électorales en réduisant de 5% le plafond des dépenses prises en charge. Ce sera également le cas pour les aides aux dépenses politiques, qui étaient restées stables en 2010 et 2011», a-t-il annoncé.

Hausse de la TVA réduite à 7%

François Fillon a également annoncé lundi 18,6 milliards d'euros de mesures supplémentaires pour 2012 et 2013 et porté l'effort de redressement budgétaire à 65 milliards d'euros d'ici 2016. L'objectif est de tenir les engagements français de réduction du déficit malgré le ralentissement économique, avec l'espoir de conforter la note «triple A» du pays. Les mesures supplémentaires s'élèveront à 7 milliards d'euros en 2012 et 11,6 milliards en 2013.

L'âge légal de la retraite sera porté à 62 ans en 2017 au lieu de 2018, a ajouté le Premier ministre. 700 millions d'euros d'économies supplémentaires seront réalisées sur les dépenses de santé et les «niches» fiscales seront réduites de 2,6 milliards supplémentaires. Le taux réduit de la TVA sera porté de 5,5% à 7%, sauf pour les produits de première nécessité, dont l'alimentation.

Certaines prestations sociales ne seront revalorisées que de 1% l'an prochain, soit le niveau de la croissance prévu, les minima sociaux et prestations constituant un revenu de remplacement étant revalorisés selon les règles actuelles, plus avantageuses. Le barème de l'impôt sur le revenu et celui de l'impôt de solidarité sur la fortune seront gelés pour les deux prochaines années. L'impôt sur les sociétés sera quant à lui majoré de 5% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros.

(L'essentiel Online/AFP)

19 000 euros mensuels pour Nicolas Sarkozy

À l'automne 2007, la hausse de 170% (de 7 000 à 19 000 euros) de la rémunération du chef de l'État - via un alignement de son traitement sur celui du Premier ministre - avait entraîné une vive polémique. Le PS avait alors raillé Nicolas Sarkozy, «celui qui voulait être le président de l'augmentation du pouvoir d'achat» et qui «n'a été que celui de l'augmentation de son propre pouvoir d'achat».

À l'inverse, l'UMP avait justifié cette augmentation, qui ne faisait que «tirer les conclusions, pour le président de la République, de la transparence lancée en 2002». «Seul le salaire du chef de l'État n'avait pas été augmenté après l'interdiction d'utilisation des fonds spéciaux par les ministères et la présidence», avait fait valoir le parti majoritaire.

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