Au Luxembourg – Le Grand-Duché planche pour sortir du glyphosate

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Au LuxembourgLe Grand-Duché planche pour sortir du glyphosate

LUXEMBOURG – Le Grand-Duché s'efforce de supprimer l'utilisation du glyphosate. Sans alternative chimique au produit, d'autres solutions sont actuellement testées.

Le Luxembourg s'efforce de sortir du glyphosate.

Le Luxembourg s'efforce de sortir du glyphosate.

DPA/AFP

«Comment le Luxembourg envisage-t-il de mettre fin à l'utilisation du glyphosate?». C'est la question qu'a soulevée la députée Martine Hansen dans une question parlementaire, adressée au ministre de l'Agriculture, Romain Schneider, et à la ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg. À cette occasion, elle s'est basée sur une déclaration faite lors d'un débat citoyen, fin janvier, par le président français, Emmanuel Macron, dans laquelle il jugeait que même en trois ans, on n'arrivera pas à une sortie du glyphosate à 100%.

Concrètement, Madame Hansen a demandé dans quelle mesure le Luxembourg avait progressé dans sa stratégie de sortie du glyphosate. Dans sa réponse, M. Schneider a mentionné l'existence de deux projets PEI (Partenariat européen d'innovation) censés accompagner la sortie. Le premier concerne le développement d'alternatives au glyphosate. Le deuxième projet consiste à collaborer avec des sociétés pilote, afin de trouver des méthodes pour réduire, de manière générale, l'utilisation d'herbicides. En outre, un certain nombre d'essais sont menés pour tester des méthodes de culture alternatives. Outre le ministère de l'Agriculture, l'Institut luxembourgeois des sciences et de la technologie (LIST) participe également à ces projets.

Aucun substitut chimique au glyphosate

Le gouvernement s'efforce également de rendre publique l'expansion de la rotation des cultures et la lutte mécanique contre les mauvaises herbes. L'«enherbement» des vignes serait un procédé intéressant pour empêcher l'apparition de mauvaises herbes. En viticulture, le glyphosate ne serait utilisé que sur une petite surface, directement sous le pied de vigne. «De nombreux exploitants n'utilisent plus d'herbicides et régulent mécaniquement les mauvaises herbes», écrit Étienne Schneider.

Dans les nouveaux programmes d'action pour le bio, les agriculteurs apprennent à passer à l'agriculture biologique. «On ne fait pas la promotion des alternatives chimiques au glyphosate, reprend le ministre de la Santé. De toute façon, on ne connaît pas d'alternative chimique qui pourrait "remplacer le glyphosate"». Cependant, il existe déjà sur le marché des machines qui éliminent les mauvaises herbes thermiquement ou mécaniquement. De plus, il est possible de combiner un désherbage chimique et un désherbage mécanique.

(Stefanie Braun/L'essentiel)

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