France/Région ACAL – Le Grand-Duché premier choix des frontaliers

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France/Région ACALLe Grand-Duché premier choix des frontaliers

LUXEMBOURG - Située le long de quatre pays, la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine rassemble 44% des travailleurs frontaliers français. Le Luxembourg en accueille le plus.

Selon l'Insee, le Grand-Duché accueille le plus de frontaliers de l'ACAL, avec près de 70 000, devant l'Allemagne (46 000), la Suisse (36 100) et la Belgique (8 500).

Selon l'Insee, le Grand-Duché accueille le plus de frontaliers de l'ACAL, avec près de 70 000, devant l'Allemagne (46 000), la Suisse (36 100) et la Belgique (8 500).

Insee

La nouvelle grande région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL) rassemble à elle-seule près de la moitié (44%) de tous les travailleurs frontaliers français. Voilà ce que l'on apprend d'une étude publiée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui précise que 159 600 habitants de la région (données 2012) passent tous les jours la frontière belge, suisse, allemande ou luxembourgeoise pour aller travailler. La région, née de la réforme des collectivités en France, compte désormais «800 km de frontière au nord et à l’est de son territoire».

Selon l'Insee, c'est d'ailleurs le Grand-Duché qui accueille le plus de frontaliers de l'ACAL, avec près de 70 000 en 2012 (plutôt 85 000 en 2015), devant l'Allemagne (46 000), la Suisse (36 100) et la Belgique (8 500). «En 1999, l’Allemagne était encore la première destination des travailleurs frontaliers de la région», rappelle l'étude qui souligne que «le nombre de travailleurs français (NDLR: lorrains) a doublé au Luxembourg» depuis l'an 2000.

38 ans de moyenne d'âge

En confirmant la tendance, l'Insee apporte aussi quelques données plus précises. Par exemple, Thionville et Longwy, avec respectivement 33 800 et 22 200 personnes, figurent parmi les bassins de vie qui abritent le plus de travailleurs frontaliers dans toute la région. Au Luxembourg, «les frontaliers français s’y rendent surtout pour travailler dans les services aux entreprises (18%), le commerce (16%), l'industrie (15%) ainsi que dans les activités financières et d’assurances (13%)». En moyenne, selon le document, les frontaliers français qui travaillent au Luxembourg ont 38 ans.

Plus largement, 97% des frontaliers d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine sont des salariés et bénéficient d’emplois stables. Côté allemand, on les trouve majoritairement autour de Sarrebruck. Côté belge, un tiers de ceux qui passent la frontière quotidiennement œuvrent dans le secteur industriel, et notamment alimentaire avec l'entreprise Ferrero à Arlon.

(NC/L'essentiel)

Et les autres régions?

L'ACAL compte donc 44% des travailleurs frontaliers français. 28% se trouvent en Auvergne-Rhône-Alpes et travaillent presque tous en Suisse. La région Bourgogne-Franche-Comté profite également de l’attractivité du marché du travail suisse. 30 200 habitants de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie exercent un emploi à l’étranger, quasi exclusivement en Belgique. Enfin, grâce à sa proximité avec Monaco, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur totalise quant à elle 27 400 frontaliers.

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