«Luxembourg Jazz Night» – Le gratin de la scène jazz à la Philharmonie

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«Luxembourg Jazz Night»Le gratin de la scène jazz à la Philharmonie

LUXEMBOURG - La crème de la scène jazz luxembourgeoise a rendez-vous dimanche soir à la Philharmonie pour «Luxembourg Jazz Night». Interview du vibraphoniste Pascal Schumacher.

Entre la tournée de son excellent dernier album, son projet en trio et la «Luxembourg Jazz Night» (organisée à l'occasion des 10 ans de la Philharmonie), le vibraphoniste luxembourgeois Pascal Schumacher est sur tous les fronts.

L’essentiel: Votre dernier album, «Left Tokyo Right», est paru en mars. Êtes-vous satisfait de son accueil?

Pascal Schumacher (vibraphone): Beaucoup de critiques sont tombées en même temps. Au début, je lis tout, puis j’abandonne. Mais en général, ça se répète beaucoup, cela reste descriptif.

Il y a huit musiciens présents sur ce disque. Comment avez-vous géré cela?

J’avais envie d’ajouter des couleurs, de faire quelque chose de différent par rapport aux autres disques. En plus du quartet habituel, on y retrouve des musiciens que j’apprécie, comme le trompettiste Verneri Pohjola, le saxophoniste Sylvain Riflet, la harpiste Alienor Mancep et le flutiste Magic Malik. Ils ont tous une vraie personnalité, une aura musicale, et je suis content qu’ils aient accepté.

C’est un album inspiré par le Japon. Quelle fut sa genèse?

Après des séjours répétés, j’avais une résidence à l’ambassade, pendant un mois. J’ai alors commencé à écrire les musiques, qui composent finalement l’album. Ce n’est pas non plus de la musique japonaise, c’est plus mon ressenti, mes sentiments, en m’y promenant et en vivant au Japon. Cette ambiance m’a inspiré.

Le vibraphone se marie à merveille avec l’esprit japonais…

Oui, alors qu’il n’est pas répandu là-bas. Les Japonais jouent beaucoup de marimba, qui est le grand frère du vibraphone. C’est vrai qu’il y a un parallèle avec le zen japonais. Quand je joue là-bas, on me dit que j’ai quelque chose de japonais. Je suis tombé amoureux du Japon, c’était écrit. C’était logique de rendre hommage au pays et aux gens.

Vous avez également un autre projet en parallèle?

Oui, le projet avec Francesco Tristano et Bachar Khalifé. Et, à côté, je compose, j’expérimente pendant les tournées. Ce sont des esquisses, des idées. L’été est pour moi une période très créative, alors je me réserve trois semaines pour composer.

Comment se déroule la tournée?

Les projets sont sur les rails, nous sommes dans la partie où le plaisir domine. Nous ne nous posons plus de questions, que ce soit pour la tournée de «Left Tokyo Right» ou avec le trio Khalifé/Schumacher/Tristano. Au début les tournées sont stressantes, il faut trouver des solutions aux questions. Ensuite, le plaisir est grandissant. Je suis très heureux d’être en tournée.

Une tournée qui passe par ici, avec la «Luxembourg Jazz Night», dimanche…

Oui. Cette soirée est une belle opportunité de rassembler, sur une même scène, des musiciens qui ne jouent jamais ensemble, à l’occasion du 10e anniversaire de la Philharmonie. Nous avons organisé tout ça, et tout le monde est d’accord sur les collaborations. Nous avons monté une très belle soirée.

(Recueilli par Cédric Botzung)

«Luxembourg Jazz Night», dimanche, 20h, à la Philharmonie, à Luxembourg-Ville. Gratuit.

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