Scandale de maltraitance – Le groupe Orpea viendra-t-il au Luxembourg?
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Scandale de maltraitanceLe groupe Orpea viendra-t-il au Luxembourg?

LUXEMBOURG - Le cas du leader mondial des Ephad, empêtré dans un scandale en France et qui prévoit de s'implanter au Grand-Duché, sera examiné lundi en Commission.

Il y a quelques mois, Orpea avait annoncé l'ouverture pour mars 2022 de sa résidence «Récital», dans le quartier de Merl.

Il y a quelques mois, Orpea avait annoncé l'ouverture pour mars 2022 de sa résidence «Récital», dans le quartier de Merl.

Le scandale de maltraitance sur personnes âgées qui a éclaté au sein du groupe Orpea aura-t-il des conséquences au Luxembourg? Le sujet sera évoqué lundi à la Chambre lors d'une Commission de la Famille et de l'Intégration, en présence de la ministre Corinne Cahen, à la suite d'une demande du CSV.

Il y a quelques mois, Orpea avait annoncé l'ouverture pour mars 2022 de sa résidence «Récital» dans le quartier de Merl à Luxembourg. Il est prévu une résidence mixte composée d'un centre intégré pour personnes âgées (CIPA) et d'une «résidence-services» pour séniors. Le groupe avait par ailleurs communiqué sur l'ouverture d'autres résidences pour les prochaines années. Une deuxième résidence serait d’ores et déjà annoncée à Strassen, note le CSV.

«Seulement trois couches par jour»

Depuis plusieurs jours, le leader mondial des maisons de retraite est visé en France par des accusations de maltraitance, dont les pratiques sont dénoncées dans le livre «Les Fossoyeurs», écrit par le journaliste français Victor Castanet, et publié le mercredi 26 janvier.

L'auteur y décrit un système où les soins d'hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont «rationnés» pour améliorer la rentabilité de l'entreprise. Et ce alors que les séjours sont facturés au prix fort. Une auxiliaire de vie, dont l'auteur a recueilli le témoignage, a raconté par exemple à quel point elle devait «se battre pour obtenir des protections» pour les résidents.

«Nous étions rationnés: c'était trois couches par jour maximum. Et pas une de plus. Peu importe que le résident soit malade, qu'il ait une gastro, qu'il y ait une épidémie. Personne ne voulait rien savoir», raconte cette femme dans l'ouvrage.

(L'essentiel)

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