Le karaté sous tension avant les championnats nationaux

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LuxembourgLe karaté sous tension avant les championnats nationaux

Démissions au sein du comité, relations tendues et divergences: le karaté se crispe au Grand-Duché.

par
Nicolas Grellier
La situation était tendue aux championnats du monde à Konya.

La situation était tendue aux championnats du monde à Konya.

Alors que les championnats nationaux se déroulent samedi et dimanche à Strassen, le karaté luxembourgeois est entré dans une nouvelle zone de turbulences. La semaine passée, quatre membres du comité ont renoncé à leur fonction avec effet immédiat, jugeant que «les valeurs du karaté n'étaient plus respectées». «On donnait des avis, mais le comité allait toujours à leur encontre», lance Celestino Fecchi, en charge de la commission technique jusqu'à sa démission.

La nomination de Farid El Meskiri au poste de directeur technique national (DTN), le mois dernier, a cristallisé les tensions. «Seize personnes avaient candidaté, certaines avec un haut niveau de qualification», juge Celestino Fecchi, qui estime le Français pas assez expérimenté pour ce type de poste. «Il a ses diplômes d'entraîneur en France où il gérait une structure de 40 personnes», défend Leo Salvatore, président de la section karaté depuis mai. Il précise que les entretiens ont été réalisés avec une personne diplômée en ressources humaines, en reconnaissant que les enfants d'El Meskiri sont licenciés dans son club de Niederanven.

«Les grands clubs veulent toujours qu'on aille dans leur sens»

Après les championnats du monde Juniors à Konya, il y a deux semaines, Strassen et Differdange, deux des plus grands clubs, ont pointé des dysfonctionnements. Comme de ne pas avoir inscrit d'entraîneur pour superviser la délégation engagée en kata, laissant des jeunes combattants livrés à eux-mêmes sur le tatami. «Nous avions un accord avec un entraîneur, mais il nous a fait faux bond au dernier moment», justifie Salvatore, qui reconnaît qu'en Turquie des tensions ont éclaté entre le DTN et l'entraîneur national, Raphael Veras da Silva.

«Les grands clubs veulent toujours qu'on aille dans leur sens. (...) Ils scrutent la moindre erreur pour faire un scandale», dénonce le président. DTN à Differdange, Celestino Fecchi estime quant à lui qu'«on ne peut pas décider sans se soucier des grands clubs».

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