Au Luxembourg – Le Large Scale Testing a détecté 10% des cas

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Au LuxembourgLe Large Scale Testing a détecté 10% des cas

LUXEMBOURG - Environ 10% des cas de Covid répertoriés au Luxembourg l'ont été dans le cadre du Large Scale Testing, qui s'est arrêté mercredi soir.

Le Large Scale Testing tel qu'on le connait depuis mai 2020 se termine ce mercredi soir.

Le Large Scale Testing tel qu'on le connait depuis mai 2020 se termine ce mercredi soir.

Vincent Lescaut

Fini le Large Scale Testing (LST) et les tests PCR gratuits sans ordonnance. Les huit stations du pays ont définitivement fermé mercredi, à 19h. Pour voyager, ou aller au restaurant sans être vacciné ou guéri, il faudra payer pour son test en laboratoire. Les tests sur ordonnance restent eux bien sûr gratuits. Après une quinzaine de mois de LST (le premier test a été effectué en mai 2020), le dispositif a permis de répertorier 7 725 infections au Covid, sur les 76 996 détectées au Grand-Duché, soit un tout petit peu plus de 10%.

À titre de comparaison, 30 875 personnes ont été testées positives sur ordonnance, 37 712 dans le cadre du contact tracing et 684 avec un voucher reçu à l'aéroport. Mais s'ils n'avaient pas été détectés, puis isolés, par ce biais, ces 7 725 infectés auraient continué à propager le Covid autour d'eux et le nombre d'infections aurait pu être exponentiel. D'après une étude de la task force Covid-19 publiée fin février, le pays aurait compté près de 43% d'infections en plus sans le LST.

«Nous restons vigilants»

Pour effectuer les 2,1 millions de tests du LST (sur 3,4 millions au total), jusqu'à 350 personnes ont travaillé dans 17 stations, avec efficacité, pour faire les prélèvements. Dernièrement, ils n'étaient plus que 250 pour faire tourner huit stations. Les sites des stations devraient être restitués à leur propriétaire (état, communes...) d'ici une dizaine de jours.

André Hansen directeur d'Ecolog Luxembourg, rappelle que «le Luxembourg a été le premier pays à tester à cette échelle. C'était unique et je pense que l'on a bien géré, ici». D'ailleurs, la plupart des retours sur l'organisation des prélèvements et les personnes qui s'en sont occupé étaient positifs. Ceci dit, Ecolog reste vigilant. «Si les stations disparaissent c'est que la vie se normalise, mais nous devons rester prêts s'il fallait redémarrer».

De son côté, le gouvernement attend les résultats d'une évaluation externe du dispositif, qui «prendra encore quelques semaines», note Jean-Claude Schmit, le directeur de la Santé. Pour cette dernière phase du LST qui s'achève ce mercredi soir, le gouvernement avait prévu un budget de 64 millions d'euros. La première phase avait elle coûté 31 millions d'euros (alors que 34 millions avaient été budgétés) la deuxième 56 millions d'euros, soit 4,7 millions de moins qu'initialement prévu.


(nc/jw/L'essentiel)

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