Le Liban encore frappé par un attentat

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Le Liban encore frappé par un attentat

Une bombe a explosé près d’un bus, mercredi à Tripoli, dans le nord du Liban. Au moins quatorze personnes sont mortes et quarante blessées.

Douze personnes ont été tuées par l'explosion. (afp)

Douze personnes ont été tuées par l'explosion. (afp)

Un des attentats les plus sanglants dans le pays au cèdre, ces dernières années. Au moins quatorze personnes ont été tuées, dont neuf soldats et un enfant, et une quarantaine blessées dans l'explosion d'une bombe près d'un bus mercredi à Tripoli.

L'attentat s'est produit à quelques heures de la visite en Syrie de Michel Sleimane, la première d'un président libanais depuis le retrait syrien du Liban en 2005.

Le général Sleimane avait quitté ses fonctions de chef de l'armée pour être élu à la présidence de la République en mai. Il a condamné l'attaque «terroriste», affirmant que les forces de sécurité «ne vont pas plier devant les tentatives visant à les terroriser» et appelant les services de sécurité à «redoubler d'efforts» pour empêcher la répétition de tels actes.

Un enfant de 8 ans tué

La bombe a explosé le matin à proximité d'un bus civil transportant notamment des soldats, dans la rue commerçante des Massarif, en plein centre de Tripoli, la grande ville du nord du Liban.

«L'enfant, âgé de huit ans, qui cirait des chaussures près du lieu de l'attentat a succombé à ses blessures à l'hôpital portant le bilan à douze morts», a déclaré un responsable de la sécurité sous couvert d'anonymat.

Une quarantaine de personnes ont été blessées mais seules 17 restent hospitalisées, dont certaines sont dans un état grave.

Au lendemain du vote de confiance

Selon les premières estimations, «20 kg de matières explosives» ont provoqué la déflagration, a indiqué le responsable de la sécurité.

La rue où s'est produit l'attentat est distante d'environ 1,5 km du quartier de Bab el-Tebbaneh, lieu des affrontements confessionnels qui ont secoué régulièrement Tripoli depuis mai et fait 23 morts.

L'attentat de Tripoli est survenu au lendemain du vote de confiance accordé par le Parlement au gouvernement d'union nationale dirigé par Fouad Siniora. Ce gouvernement formé le 11 juillet est le premier mis en place après une longue crise politique entre la majorité, soutenue par l'Occident et la plupart des pays arabes, et l'opposition, appuyée par Damas et Téhéran.

La crise avait dégénéré en mai en affrontements violents, faisant 65 morts, et le pays avait failli basculer dans une nouvelle guerre civile. Les combats à Tripoli, qui ont cessé fin juillet, avaient opposé à plusieurs reprises des sunnites à des habitants appartenant à la communauté alaouite, une branche du chiisme, dans plusieurs quartiers de la ville côtière.

lessentiel.lu avec afp

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