Economie – Le Luxembourg à fond sur le RMB, la devise chinoise

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ÉconomieLe Luxembourg à fond sur le RMB, la devise chinoise

LUXEMBOURG - Le pays veut conserver un temps d’avance dans le contexte

d’internationalisation de la monnaie chinoise RMB.

Pierre Gramegna, ministre des Finances, et Nicolas Mackel,CEO de Luxembourg for Finance, font du renminbi une priorité.

Pierre Gramegna, ministre des Finances, et Nicolas Mackel,CEO de Luxembourg for Finance, font du renminbi une priorité.

«L’internationalisation de la monnaie chinoise depuis 2008 semblait être un non-événement, mais s’est révélée être un événement majeur, comparable à l’introduction de l’euro», avec le poids considérable gagné par le renminbi (RMB), a souligné le ministre des Finances, Pierre Gramegna, lors du premier forum international au Luxembourg consacré au sujet, qui a réuni hier autour de 300 spécialistes à la Philharmonie.

En tant que grande place financière, le Luxembourg n’a pas perdu de temps pour se positionner et s’affirmer comme leader en Europe et dans la zone euro en matière de RMB business.

Les dépôts au Luxembourg ont triplé entre 2012 et 2013, atteignant 64 milliards d’euros. Les volumes financiers relatifs au commerce ont atteint 86,8 milliards d’euros en 2013. Et les actifs sous gestion en RMB s’établissent à plus de 250 milliards d’euros.

La clé, pour multiplier ces chiffres, «c’est de conserver un temps d’avance», estime Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance, citant la réactivité du régulateur pour faire du Luxembourg le premier pays européen à autoriser les produits RMB.

Prochain pas attendu, la réciprocité avec l’ouverture au Luxembourg de la possibilité de vendre ses produits, en Chine. Pierre Gramegna a mentionné l’existence d’un groupe de travail qui pèse dans ce sens auprès des autorités de Pékin. Mais aussi afin d’attirer de nouvelles banques chinoises au Luxembourg (elles sont trois actuellement à se servir du pays comme hub européen), notamment dans l’activité de «clearing» - ou compensation, à l’image de ce que fait une institution comme Clearstream.

Mathieu Vacon

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