Liste de paradis fiscaux – Le Luxembourg à nouveau dans le viseur d'Oxfam
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Liste de paradis fiscauxLe Luxembourg à nouveau dans le viseur d'Oxfam

LUXEMBOURG - L'ONG britannique a dévoilé ce mardi sa liste des pays devant être considérés comme des paradis fiscaux selon les critères de l'Union européenne.

La liste préparée par les ministres européens des finances doit encore être validée mercredi par les 28 ambassadeurs des États membres auprès de l’UE.

La liste préparée par les ministres européens des finances doit encore être validée mercredi par les 28 ambassadeurs des États membres auprès de l’UE.

Editpress

Alors que les ministres des finances européens dévoileront le mardi 5 décembre leur «liste noire» des paradis fiscaux, Oxfam a publié ce mardi son propre classement des 35 pays situés hors de l'UE, qui «doivent être considérés comme des paradis fiscaux au regard des critères européens».

Pour l'ONG britannique, l’Albanie, les Bahamas, les Bermudes, les Émirats arabes unis, Gibraltar, Hong Kong, l’île Maurice, Jersey, la Nouvelle-Calédonie, la Suisse, Singapour ou encore Taïwan sont des paradis fiscaux au regard des trois critères suivants: transparence, fiscalité équitable (c'est-à-dire ne favorisant pas l’implantation d’entreprises sans réalité économique) et participation à la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales mise en place par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Des sanctions dissuasives

Oxfam réclame également que le Luxembourg, l'Irlande, Malte et les Pays-Bas - soit quatre pays de l'UE - soient mis à l'index, ce que les représentants de ces États refusent en indiquant qu'ils respectent les lois communautaires en matière d'optimisation fiscale, devenues de plus en plus sévères ces dernières années.

Le 4 avril dernier, le ministre luxembourgeois des Finances a d'ailleurs vivement critiqué un précédent rapport de l'ONG britannique. Pierre Gramegna a notamment assuré qu'au Luxembourg, «le taux d'imposition des sociétés est de 27%, soit plus élevé que dans d'autres pays européens».

En plus d'une liste noire, la Commission souhaite que les ministres des finances dévoilent le 5 décembre le nom des pays qui s'engagent à modifier leur législation sur l'optimisation fiscale au cours des 365 prochains jours. Difficile de dire pour l'instant si les ministres décideront de sanctions coordonnées et dissuasives à l'encontre des pays assimilés à des paradis fiscaux.

(pp/L'essentiel)

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