Emission de CO2 – Le Luxembourg comme la Chine ou les Etats-Unis
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Émission de CO2Le Luxembourg comme la Chine ou les États-Unis

LUXEMBOURG - Une nouvelle étude internationale classe la politique climatique du Grand-Duché dans le même groupe que celle des plus gros pollueurs de la planète.

51e sur 57 pays. C’est la place du Luxembourg dans un rapport présenté lundi à Cancun par les organisations Germanwath et Climate Action Network Europe. Un résultat peu glorieux qui le range aux côtés de la Bulgarie, la Pologne, la Russie, les États-Unis et la Chine, pas très connus pour leur action innovante en matière d’environnement.

Et Martina Holbach, de Greenpeace Luxembourg, dénonce l’auto satisfaction et un certain silence des ministres chargés du développement durable Claude Wiseler et Marco Schank. «Quelques sujets sont tabous, tels que le tourisme à la pompe et les industries à forte intensité énergétique (responsables de 60% des émissions», regrette Martina Holbach. Et d’insister «sans compter qu’un coup d’œil au budget de l’État pour les années 2010-2014 nous donne toutes les raisons de craindre que le gouvernement luxembourgeois a l’intention de continuer avec sa politique d’achat des crédits d’émission».

Une empreinte écologique catastrophique

Ce résultat n’est pas une surprise. Le Luxembourg, a, en matière d’environnement fort à faire. En effet, pour la première fois, en juin, a été calculée l’empreinte écologique de notre pays, c’est-à-dire l’ensemble des ressources naturelles qu’il faut mobiliser pour nourrir, loger, transporter… la population luxembourgeoise. Et le résultat a été sans appel: le Grand-Duché est le pire élève du monde. En effet, si le Luxembourg était une planète, il lui en faudrait 5,5 pour satisfaire l’ensemble ses besoins. Chaque habitant du Luxembourg a besoin de 11,83 hectares quand la moyenne européenne est à 4,5 hectares.

La situation du pays est particulière me direz-vous puisque des milliers de personnes transitent ou travaillent quotidiennement sur le territoire et viennent consommer et polluer sans être comptabiliser dans la population luxembourgeoise. Certes mais les non-résidents ne participent à hauteur que d’un gros tiers à l’empreinte écologique (16% aux frontaliers et 22% au trafic routier international).

(MC/L'essentiel Online)

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