Dette de l'Etat – Le Luxembourg doit 7,082 milliards d'euros

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Dette de l'ÉtatLe Luxembourg doit 7,082 milliards d'euros

LUXEMBOURG - Au 30 juin 2016, la dette publique du Grand-Duché dépassait les 7 milliards d'euros en une dizaine de prêts bancaires et emprunts obligataires.

Le ministre des Finances Pierre Gramegna détaille la dette publique luxembourgeoise.

Le ministre des Finances Pierre Gramegna détaille la dette publique luxembourgeoise.

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Interpellé par le député DP, André Bauler, le ministre des Finances Pierre Gramegna fait le point sur la dette publique luxembourgeoise au 30 juin 2016. Celle-ci se chiffre ainsi à 7,082 milliards d'euros et «se compose de prêts bancaires et d'emprunts obligataires», détaille le ministre libéral.

L'État rembourse actuellement quatre prêts bancaires, dont les échéances s’étalent du 22 mai 2017 au 2 octobre 2018. Les quatre emprunts ont été contractés auprès de la BCEE pour un montant total de 832 millions d'euros. Les taux d'intérêt varient de 4,318% à 4,935%.

200 millions d'intérêts à payer

Les emprunts obligataires, eux, courent plus longtemps. Leurs échéances sont étalées du 7 octobre 2019 au 20 août... 2043. Deux d'entre eux portent sur 2 milliards d'euros, et sont à rembourser d'ici le 18 mai 2020 avec un taux d'intérêt de 3,375% et d'ici le 10 juillet 2023 avec des intérêts à 2,125%. En tout, les six emprunts obligataires représentent 6,25 milliards d'euros et leurs taux d'intérêt varient de 0,436% à 3,375%.

«Le taux d'intérêt moyen pondéré (NDLR: de tous les éléments constituant la dette publique) au 30 juin 2016 s'élève à 2,546% et la durée moyenne à cette date est de 6 ans et 218 jours», précise Pierre Gramegna. Depuis le 1er juillet, l'État a également repris à son compte des prêts bancaires contractés par le Fonds Belval au près de la BCEE pour un montant total d'environ 135 millions d'euros.

Quant aux intérêts remboursés chaque année par l'État sur ses différents emprunts, leurs montant diminuent petit à petit ces dernières années, selon le ministre. Ainsi, cette année, l'État prévoit de débourser 199,8 millions d'euros au titre de ces intérêts, contre 212,3 millions l'an dernier. En 2009, alors que la crise n'avait pas encore porté toutes ses conséquences, ce montant était de 128,8 millions d'euros.

(Jérôme Wiss/L'essentiel)

Des emprunts considérés comme des recettes

Pierre Gramegna précise aussi que «les fonds récoltés par voie de prêts et emprunts ont été portés en recette soit sur le budget de l'État, soit directement sur le Fonds des routes et le Fonds du rail».

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