Rachat de Schlecker – «Le Luxembourg est un marché important»

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Rachat de Schlecker«Le Luxembourg est un marché important»

LUXEMBOURG – Nouveau nom, nouveau concept: dès la fin de l’année, Schlecker au Luxembourg deviendra «dayli my shop». «L’essentiel Online» a interrogé le nouveau propriétaire, Rudolf Haberleitner.

Le nouveau logo a été présenté par le patron de Tap09.

Le nouveau logo a été présenté par le patron de Tap09.

DPA

Fin juillet, vous avez annoncé le rachat par TAP 09 des succursales étrangères de Schlecker au Luxembourg, mais aussi en Autriche, en Italie, en Pologne et en Belgique, avec une nouvelle politique. Que deviennent les magasins au Luxembourg?

Cette semaine, nous commençons par le re-branding en Autriche, et dans trois ou quatre semaines, ce sera au tour du Luxembourg. Nous avons eu quelques retards avec le fournisseur allemand de la filiale luxembourgeoise, qui a fait faillite, donc ça prend un peu plus de temps qu'en Autriche.

Les magasins au Luxembourg seront-ils identiques à ceux d'Autriche?

Au Luxembourg, ils auront le nom «dayli my shop» et nous appliquerons le même concept qu'en Autriche.

Vous avez annoncé la création d’un service de e-shopping également.

Le shopping online est important. Dans chaque magasin, même petit, il y aura tout ce qui est nécessaire. Nous voulons être un magasin de proximité. Si quelque chose n’est pas disponible sur place, alors il y aura le magasin virtuel sur Internet. L'erreur d'Anton Schlecker est d'avoir proposé la même chose en magasin et en ligne.

Vous avez expliqué dans la presse «qu’il n’y aura plus de papier-toilette dans les vitrines», bref, que l'image sera changée. Qu’en est-il au Luxembourg?

Nous devons continuer à vendre, pour trois-quarts, des produits d'une droguerie, mais aussi de la nourriture. Ça devrait représenter 8%. En outre, nous voulons aussi être des fournisseurs de services. Ça peut être des photocopies, des assurances ou des services postaux. Nous négocions aussi avec les P&T. Nous vendrons aussi des articles de marque, comme des sous-vêtements, des vêtements, des articles ménagers ou des téléviseurs.

Ces magasins feront-ils concurrence aux stations-essence, qui sont au Luxembourg comparables aux épiceries de quartier?

Nous n’attaquons le marché de personne, nous utilisons notre concept. Nous ne sommes donc pas en concurrence avec les supermarchés ou les stations-essence.

Quand les magasins au Luxembourg seront-il pleinement opérationnels?

Nous allons faire étape par étape. Il faudra un certain temps car nous devons former nos employés et développer les magasins. À partir d’octobre, nous voulons proposer de l’alimentaire puis nous ajouterons les services pour avoir la gamme complète à Noël.

Peut-on exclure une fermeture des magasins au Luxembourg?

Il n’y a aucune fermeture prévue, plutôt des extensions ou des agrandissements de magasins. Bien que le Luxembourg ait un marché limité, il est très important pour nous. Nos filiales font des bénéfices.

Dans quelle région du pays peut-on envisager une expansion?

Partout où la population a des problèmes pour se fournir. Pour l’instant, je ne sais pas encore précisément.

Vous garantissez qu’il n’y aura pas de licenciements?

Que pouvons-nous appeler une garantie? Nous avons choisi cette société avec toutes les forces présentes et nous continuerons dans ce sens.

Combien allez-vous investir dans la conversion au Luxembourg?

Notre investissement est de l’ordre de 52 millions d’euros pour les cinq pays. Combien sera dédié au Luxembourg? Je ne peux pas vous le dire. Mais puisque nous utilisons les filiales existantes et les employés, nous n’avons pas de gros coûts de restructuration.

(Propos recueillis par Sarah Brock/L'essentiel Online)

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